La transformation du modèle de retraite par répartition :
1) Le taux d’emploi des plus de 60 ans est de 44 % -> 56 % à la retraite, ou indemnisés par France Travail ou au minimum social
2) Le taux d’emploi des plus de 62 ans est de 20 % -> 80 % à la retraite, ou indemnisés par France Travail ou au minimum social
Donc le décalage de l’âge de la retraite au-delà de 62 ans et 9 mois (pour ceux qui partent en 2027 hors carrière longue et pénibilité) à 65 ans voire 67 ans, même s’il va faire progresser le taux d’emploi marginalement, va principalement transférer des coûts d’un régime à un autre.
De plus le régime par répartition n’est plus compatible avec la courbe démographique.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 5660
2 solutions proposées
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Regardons ce qui marche autour de nous : nous sommes pratiquement le dernier pays européen à ne pas avoir introduit la capitalisation dans le financement de la retraite.
Faisons comme les Allemands : création d’un fonds souverain de 100 milliards d’euros qui servira à gérer la transition d’un modèle par répartition à un modèle mixte répartition/capitalisation. Oui mais comment ? Plus d’argent dans les caisses !
La solution évidente est un emprunt auprès des Français. Comment les motiver et être juste :
1) Une rémunération légèrement supérieure au livret A (+1,3 % soit 3 %) : la capitalisation totale des livrets A est de 450 milliards d’euros et avec un point de plus pour cet emprunt, il devrait être simple de faire bouger 20 % du total des livrets A
2) Une incitation fiscale pour ceux qui payent des impôts
3) Une réduction de la CSG pour tous = une augmentation mécanique du salaire net
Rappel : nous achetons l’argent à 5 % et demain à beaucoup plus
4) L’incitation fiscale + baisse de la CSG -> financer avec le différentiel entre taux de cet emprunt et taux du marché et on peut se dire qu’il sera au-dessus de 2 % rapidement (donc au minimum 2 milliards).
En synthèse : coût pour l’État zéro, plus de justice et un fonds souverain qui permet de transitionner. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de faire des choses simples et éprouvées ?
Pour moi, il faut initier une capitalisation mais sur le dos de l’État, pas de particuliers et d’entreprises. Les retraites privées et publiques sur un an c’est 390 M€ (427 avec dépendance etc.). Le fonds d’épargne (le livret A) c’est 448 M€, qui revient pour 40 % aux banques (et je ne pense pas qu’on puisse baisser cette part en raison de l’écart avec les taux du marché) et pour 60 % à la CDC, qui a l’obligation de financer pour moitié les HLM et pour moitié les PME et la transition énergétique.
La CDC rémunère l’État pour 1,2 M€ par an, c’est le prix de la « garantie de l’État » qui me paraît bien élevé. Je pense qu’une partie peut initier la capitalisation pour les retraites, complétée par des efforts sur l’utilisation des 60 % de la CDC (flécher et mieux contrôler l’utilisation de ces 60 %)
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