Au sein de notre service hospitalier, nous faisons face chaque jour à un enjeu de santé publique majeur qui ne cesse de s’aggraver : la surcharge pondérale touche désormais 48,8 % des Français, dont 18,1 % sont en situation d’obésité. Cette épidémie silencieuse, qui touche près de 10 millions de personnes, n’épargne aucune catégorie socioprofessionnelle et frappe de plein fouet nos enfants.
Face à cette urgence, nous réclamons des choix et des actes politiques courageux. Il est temps de contrer les lobbies agroalimentaires et pharmaceutiques, de stopper la prolifération de la malbouffe et des produits ultra-transformés saturés d’additifs qui détruisent notre santé.
C’est aussi un choix de société que nous défendons : nous demandons la préservation de notre agriculture, la reconquête de notre souveraineté alimentaire et la valorisation de nos terroirs. L’alimentation française doit redevenir synonyme de qualité, d’accessibilité et de respect de l’environnement. Il s’agit de redonner tout son sens à l’acte de se nourrir.
Comme le rappelait déjà Hippocrate : « Que ton aliment soit ta première médecine ». Faisons de cette maxime le pilier de nos politiques de santé publique.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 5433
2 solutions proposées
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Il faut taxer les sucres et les graisses dans l’alimentation. Eux seuls sont à l’origine du surpoids et de l’obésité. Donc
1) taxer fortement le sucre et les graisses, et les produits qui en contiennent trop : sodas, Coca, Nutella, beurres, huiles, viandes grasses, glaces, bonbons, etc.
2) obliger l’Éducation nationale à éduquer les enfants sur la diététique et la malbouffe
3) faire des campagnes de sensibilisation massive
4) arrêter de « normaliser » les obèses en faisant croire qu’ils sont une population épanouie, sans les rejeter mais en les considérant comme des malades à aider et rappeler que les obèses sont en majorité des gens qui mangent trop
Fléau mondial, l’obésité est la résultante de notre mode de vie : une industrie agroalimentaire qui produit à bas prix de la malbouffe, un accès illimité à la nourriture, une sédentarité grandissante et un système de santé et d’éducation qui faillit sans doute à sa mission : éduquer et prévenir.
Modifier la trajectoire de ce phénomène multifactoriel exige des réponses dans tous les domaines précités : un encadrement des lobbys agro-industriels mais surtout privilégier l’agriculture traditionnelle (nos cultivateurs/éleveurs doivent pouvoir vivre de leur métier sans céder à l’utilisation des pesticides) ; notre jeunesse doit retrouver le goût et l’envie de bouger (l’activité sportive doit se pratiquer quasi tous les jours à l’école, le modèle allemand peut être une source d’idées) ; parallèlement l’école doit proposer des cours de nutrition / diététique par le biais d’ateliers de cuisine par exemple ; enfin la prévention doit également se faire au niveau des établissements de santé (nos soignants ne sont pas épargnés par cette épidémie et la normalisation de cette « maladie » n’est effectivement pas une solution)
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