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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 5218

Une économie ouverte dépend nécessairement de fournisseurs étrangers. La vulnérabilité devient critique lorsqu’un intrant indispensable provient de très peu de sources, qu’il est difficile à remplacer et qu’une rupture menace une activité essentielle.

Les travaux du CEPII distinguent ainsi la simple importance des importations de la concentration des approvisionnements. Une dépendance peut se situer plusieurs niveaux en amont : composant, molécule, machine, logiciel ou matière première.

Une rupture peut arrêter une chaîne entière, entraîner des pénuries et obliger la puissance publique à intervenir dans l’urgence à un coût élevé. À l’inverse, tenter de produire chaque bien en France sans examiner son coût et ses débouchés peut immobiliser des fonds dans des capacités durablement non viables.

Depuis 99 · 14 octobre

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Solution n° 5219Niveau : État

Objectif : réduire les dépendances dont une interruption aurait un coût économique ou social majeur, avec la réponse la moins coûteuse et la plus robuste.

Ce qui existe : stratégies industrielles, France 2030, Bpifrance et coopérations européennes soutiennent déjà des capacités critiques. La proposition unifie le diagnostic et regroupe les interventions sur une même chaîne.

Actions :
• Identifier quinze chaînes prioritaires selon criticité, concentration géographique, substituabilité, délai de remplacement et impact d’une rupture. Protéger les informations stratégiques.
• Comparer systématiquement quatre options : deuxième fournisseur, stock tournant, substitution technique et production française ou européenne.
• Ne retenir une usine que si elle apporte davantage de résilience à coût soutenable que les autres réponses.
• Fusionner les appels à projets de même finalité et contractualiser un plan commun entre État, régions et industriels.
• Exiger une contribution des entreprises bénéficiaires et un suivi de la capacité réellement disponible. Prévoir des clauses proportionnées en cas d’abandon d’engagements.
• Organiser des exercices de rupture. Examiner maintenance, compétences et dépendances numériques autant que l’outil physique.
• Intégrer la rotation et le renouvellement des stocks au coût complet.

Chiffrage et financement : achever le diagnostic des quinze chaînes en un an et adopter un plan sur cinq ans. Lorsque c’est techniquement possible, viser deux sources qualifiées par intrant prioritaire et réduire de moitié le délai de reprise après rupture sur les chaînes pilotes.

Financer dans les enveloppes industrielles existantes après regroupement. Tout investissement supplémentaire exige un chiffrage complet et un arbitrage distinct. Les importations remplacées ne représentent pas un gain équivalent de PIB : seule la valeur ajoutée supplémentaire compte, après prise en compte des coûts.

Responsabilités : l’État définit les priorités et négocie les coopérations ; l’Union européenne intervient sur les projets et règles communs. Régions et opérateurs financent ; collectivités locales accompagnent les sites. Les industriels répondent de leurs achats et stocks.

Bénéfices et suivi : moins de ruptures et d’interventions d’urgence, davantage de capacités maîtrisées. Mesurer concentration, délai de remplacement, coût de résilience et activité créée.

Depuis 99 · 14 octobre
Solution n° 8318Niveau : Europe

Nous avons connu la France avec une balance commerciale excédentaire et l’agriculture y contribuait de façon significative. En 2025, notre balance commerciale est déficitaire très significativement et désormais notre agriculture ne suffit plus à approvisionner le marché français (comment en sommes-nous arrivés là ?). En matière industrielle, des pays comme la Chine produisent des produits industriels à des normes sociales que je ne saurais qualifier et des normes écologiques parfois dramatiques. Il est presque impossible de lutter contre une telle concurrence. Conclusion : nos usines ont fermé, beaucoup de salariés ont perdu leur emploi, notre pays s’appauvrit, des millions de Français sans emploi, un modèle social sous tension et tout ça au nom de quoi ? Libre marché ? Comment peut-on accepter que nos emplois soient mis en péril à ces conditions ? Comment accepter que nos outils de production quels qu’ils soient, soient mis en concurrence avec des pays dont les normes sociales et écologiques seraient immédiatement interdites et proscrites sur notre territoire ? Concurrence oui ! Mais pas à n’importe quelles conditions et surtout en respectant notre modèle social et avec une préoccupation écologique. En conclusion, nous devons urgemment réfléchir avec nos partenaires européens comment rectifier vite et de façon efficace ce système qui nous appauvrit et déclasse des millions de nos concitoyens. Il y a des activités hautement stratégiques qui doivent faire l’objet de conventions hors libre marché. J’ai parfaitement conscience de la complexité du sujet et de notre implication depuis des décennies dans ce système. Il est temps de sortir du cadre de réflexion hégémonique et de penser une alternative réaliste. Par ailleurs et pour commencer, j’ai lu que très souvent l’État allemand donnait la priorité nationale aux entreprises allemandes concernant les marchés d’équipement. Voilà une première toute trouvée pour reconquérir notre souveraineté industrielle et mettre fin à une logique qui oublie les populations les moins qualifiées. Un minimum social ne remplacera jamais un travail. Je ne parle pas des conséquences sur notre nation, j’imagine sans peine que les violences récentes peuvent aussi trouver leurs sources dans cette situation économique. En traitant ce volet, on agit également sur la dimension sociale. Je ne préconise pas un recroquevillement sur nous-mêmes, je propose de revisiter les règles de libre marché et de fixer des règles nationales européennes qui préservent les activités stratégiques de notre pays. Il n’est jamais bon de dépendre de tiers qui n’ont pas forcément d’empathie pour nous.

Depuis Hautes-Pyrénées (65) · 27 octobre

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