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Cahier de doléances · Environnement

Problème n° 5167

Les épisodes de canicule se succèdent, nos cours d’eau sont à sec, et pourtant, la gestion de notre bien commun le plus précieux reste le grand angle mort des débats politiques. L’eau n’est pas une simple question environnementale, c’est un enjeu vital de souveraineté nationale qui craque aujourd’hui à tous les niveaux ;

• Infrastructures en péril : les travaux sur les réseaux d’eau potable vétustes peinent à être engagés faute de moyens par les collectivités. Résultat : des milliards de litres s’évaporent dans la nature et les fuites sur les réseaux coûtent cher aux contribuables.

• Modèle agricole : l’agriculture consomme beaucoup d’eau en période de crise et contribue à la polluer durablement avec des nitrates ou pesticides.

• Le scandale sanitaire des PFAS : nos nappes phréatiques et nos rivières subissent une contamination invisible mais irréversible par les PFAS d’origine industrielle. Face à cela, la filtration des PFAS exige des technologies de pointe et les dispositifs sont hors de prix. Les collectivités n’ont pas les budgets pour les financer.

• Urbanisme : nos villes continuent de s’étaler et de bétonner. L’aménagement urbain peine à végétaliser les sols ou à permettre l’infiltration de l’eau de pluie : ce sont, là encore, des surcoûts pour les collectivités.

• Menace sur notre électricité : c’est la réalité physique que l’on feint de découvrir à chaque été : sans eau, on ne peut pas refroidir nos centrales nucléaires ! Le tarissement de nos fleuves menace directement notre indépendance énergétique.
Cette problématique systémique doit impérativement être intégrée au cœur de la campagne. Nous ne pourrons pas rebâtir une France souveraine et résiliente sans une véritable planification nationale de l’eau, un soutien financier massif aux communes et intercommunalités pour réparer leurs réseaux, et un arbitrage courageux des usages. Il y a urgence.

Depuis Meurthe-et-Moselle (54) · 14 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 6288Préférée des inscritsNiveau : État

En période hivernale, nos cours d’eau débordent et l’été ils s’assèchent. Pourquoi ne pas retenir, dans des bassins enterrés ou non, cet excédent d’eau qui part à la mer, avant d’inonder nos villes ? Ma proposition consisterait d’abord à créer des canaux, le long des fleuves, des rivières, pour envoyer, via des systèmes de barrages, cet excédent d’eau vers d’immenses retenues (réserves). Premier effet : réguler les crues. Deuxième effet : se constituer un stock pour arroser les cultures et pour remettre si besoin de la vie dans les lits quand les besoins s’en font sentir. Une forme de régulation artificielle de la nature que l’homme a malheureusement déstabilisée. Voilà pour le curatif. Maintenant, en ce qui concerne le palliatif, il faut recréer ce que la nature avait fait d’elle-même : des marécages (espaces naturels tampons), replanter des haies pour retenir les vents, les pluies, les écoulements (et au passage, protéger la biodiversité et servir de filtre à la pollution). Dans les villes, il faut arrêter de minéraliser à outrance, de canaliser dans des buses les ruisseaux et autres évacuations naturelles. Redonnons la place aux arbres, aux espaces verts, à l’infiltration naturelle de l’eau. Nos inondations ne sont pas un hasard, elles sont la conséquence de cet oubli fondamental : la nature peut se réguler, elle-même, si elle a la place. Laissons-lui la place de s’autocontrôler, aidons-la à lui redonner du bon sens : arbres, racines, mares, ruisseaux, marais… Laissons les cours d’eau se faufiler plutôt qu’impérativement les canaliser pour aller tout droit. L’eau qui arrive tout droit et dans un espace restreint va vite et fort et comme les phénomènes sont amplifiés, alors tout déborde dans une extrême violence. Et puis arrêtons aussi de vouloir drainer les champs. Le drainage envoie rapidement (trop) l’eau de pluie dans les fossés, qui saturent, débordent, ensuite vers les ruisseaux qui débordent et enfin vers les rivières et les fleuves dont le lit a été grignoté pour construire des parkings, des supermarchés. Il faut recréer de grands espaces naturels (c’était le cas des Landes ou d’une partie des Hauts-de-France) qui servent de bassins de rétention et qui sont des paradis pour la biodiversité (tout en étant des poumons de fraîcheur pour une planète qui se réchauffe inexorablement)

Depuis Vienne (86) · 17 octobre
Solution n° 9029Niveau : État

Prendre en compte les préconisations de Gaspard Koenig :
« L’eau doit être gérée comme un bien commun, à l’échelle des territoires hydrologiques, avec une participation directe des citoyens et des acteurs locaux, plutôt que par une administration centralisée et éloignée des réalités du terrain. »
1. Replacer la gestion de l’eau à l’échelle locale
2. Faire des citoyens les véritables acteurs de la gestion de l’eau.
3. Créer des biorégions plutôt que suivre les frontières administratives
4. Prévenir la pollution plutôt que multiplier les traitements
5. Réhabiliter les savoirs locaux et la connaissance du terrain

Source :
Public Sénat – 27 janvier 2026
Repenser la gestion de l’eau : le plaidoyer de Gaspard Koenig.

Depuis Gironde (33) · 1 novembre

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