J’ai 46 ans. Mes parents sont décédés respectivement à 58 et 67 ans, et n’ont pas eu ou pas pu profiter de leur retraite.
Le discours de certains candidats estimant que la seule solution pour sauver notre système est de travailler jusqu’à 70 ans m’est insupportable, d’autant qu’on voit de plus en plus de personnes malades (cancer, problèmes cognitifs…) dans nos entourages.
Je suis cadre, je travaille plus de 50 h par semaine, avec des astreintes et un métier très prenant dont il n’est pas toujours possible de décrocher y compris sur son temps libre et ses congés. J’aspire à bénéficier de plus de temps pour moi tant que je suis en bonne santé. Depuis que je suis en CDI, j’épargne 150 euros par mois sur PER afin d’absorber la décote et partir le plus tôt possible à la retraite. Il n’est pas normal qu’une génération qu’on a poussée à faire des études à bac +5 pour avoir un niveau de vie correct doive pâtir aujourd’hui de cela et partir à la retraite à 67 ans… Avec les révolutions de l’IA, on nous aura remplacés bien avant et ça commence déjà à être le cas…
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 5047
2 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Il faut responsabiliser les Français sur leurs cotisations retraite.
Ne plus avoir d’âge légal afin que chacun puisse partir avec la pension qu’il estime suffisante pour lui permettre de vivre.
À condition que les entreprises permettent à ceux qui le souhaitent de rester plus longtemps, éventuellement avec un départ progressif : 4 jours travaillés / 1 jour de retraite sur la première année, 3 jours travaillés / 2 jours de retraite sur la deuxième année, etc. En outre, cela maintient un équilibre social sur la fin de vie professionnelle et évite une rupture brutale.
Il faut également redonner du salaire brut aux salariés pour augmenter les cotisations obligatoires plutôt que la durée de cotisation.
Enfin il faut obliger les employeurs, y compris dans la fonction publique, à abonder la retraite complémentaire des salariés comme ils le font pour la mutuelle et les frais de transport.
L’équation est simple : si on n’a pas assez de jeunes pour payer les retraites des vieux, il faut mettre en place une part de capitalisation. Il faudra aussi travailler un peu plus longtemps en alignant l’âge de départ sur l’espérance de vie.
En fait c’est un problème mathématique et pas d’opinion. Si on ne fait pas ça alors il faut prendre l’argent quelque part.
Nos dirigeants le font en empruntant pour payer les retraites (1/3 de la dette si j’ai bien lu)
D’autres le feraient « en prenant aux riches pour donner aux pauvres » ce qui risque de ne pas suffire de toute façon
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