Le maintien de l’ordre est pour moi l’action la plus politique des forces de police. En tant qu’ex-gendarme (puis éducateur puis thérapeute familial), je suis sidéré par l’excès de violence dont ont fait preuve les policiers et gendarmes durant les manifestations des gilets jaunes, puis Sainte-Soline, puis maintenant les manifestations lycéennes. J’ai moi-même exercé le maintien de l’ordre au début de ma carrière de gendarme. J’ai vu ensuite l’engrenage systémique auquel les forces de maintien de l’ordre sont soumises. Si ça s’ajoute à un recrutement et une formation défaillants, on constate ce que l’on voit aujourd’hui. Je ne prétends pas être un expert, juste un homme de terrain qui a approché (c’est le cas de le dire) les comportements des forces de police, des jeunes délinquants (j’étais éducateur PJJ) puis des familles en difficulté éducative. J’ai envie d’apporter de l’eau au moulin de la réflexion sur ce sujet des « violences policières » que je qualifie de « violences politiques ».
Cahier de doléances · Justice
Problème n° 4997
1 solution proposée
Je pense qu’il faudrait axer ce changement de deux façons :
- Que le gouvernement cesse de considérer les forces de l’ordre comme un bras armé du gouvernement, c’est-à-dire revenir à une politique d’avant 2015, avant les Nuits debout, j’ai le sentiment que le changement a commencé à partir de là.
- En parallèle, pour éviter les débordements, répondre aux demandes des citoyens, être en communication avec les syndicats et responsables lors des manifestations, rester en lien avec le peuple.
Orienter la répression autour des casseurs, pas des manifestants.
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