1. Taxer la pollution, pas les consommateurs : une taxe sur les pesticides et engrais de synthèse, graduée selon leur toxicité, comme au Danemark. Les produits qui ont le plus d’impact sur l’environnement et la santé sont taxés le plus. La recette finance la transition.
2. Soutenir le vrai bio : impôt sur les sociétés et TVA réduits, avec analyse des sols et des productions par un organisme indépendant et un contrôle subventionné pour les petits producteurs.
3. Aider la conversion : une aide dégressive sur plusieurs années, avec un tarif préférentiel les deux premières (modèle allemand : une prime plus élevée pendant la conversion que pour le maintien du bio), pour éviter les retours au conventionnel.
4. Régénérer les terres polluées : analyse des sols, permaculture pour les sols appauvris, et pistes expérimentales de phytoremédiation par cultures non alimentaires (projet PHYTENER dans le nord de la France) pour les terres contaminées. À présenter comme une piste à financer, pas comme une solution prouvée.
5. Cantines et hôpitaux 100 % cuisinés et bio local : exemple de Copenhague, 90 % de bio dans les cuisines publiques, à budget constant, grâce à la formation du personnel de plus de 1 000 cuisines. En complément, comme au Brésil, une part minimale des achats réservée à l’agriculture familiale, sans appel d’offres pour les petits producteurs.
6. Un prix qui couvre le coût de production : contrats écrits obligatoires, avec un prix au moins égal au coût de production (modèle espagnol), et surtout des contrôles et sanctions réels, car les sanctions y restent minimes, ce qui limite l’efficacité de la loi.
7. Encadrer la spéculation sur les denrées de base et limiter le pouvoir de la grande distribution et des multinationales d’imposer des prix sous le coût de revient.