Être agriculteur ou agricultrice aujourd’hui a perdu tout son sens. Nous sommes assaillis par les normes, les contrôles, l’obligation de demander des aides pour faire survivre nos exploitations car le travail ne paie pas. Nous nous battons pour continuer à produire et à nourrir les Français, mais nous sommes attaqués de toutes parts, traités comme les pires pollueurs de la Terre. Comment renouer un véritable lien de confiance entre la population et les agriculteurs ? Comment arrêter d’opposer sans cesse les systèmes de production, au lieu de travailler conjointement à créer un système agricole solide ? Faut-il encore rappeler qu’un pays sans agriculture est un pays faible car dépendant pour ce qui permet sa survie : l’alimentation ?
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 4713
1 solution proposée
Je pense que les médias jouent un rôle très néfaste pour l’agriculture. Je constate souvent que, par manque de connaissances, des journalistes se permettent de salir l’agriculture française. Un exemple récent avec un reportage au journal télévisé sur le cadmium, où la première image qui a été portée à l’écran était un tracteur avec un pulvérisateur dans un champ. Certes la présence de cadmium dans certains aliments peut s’expliquer par l’usage de certains engrais en agriculture, mais cette dernière n’est pas la seule responsable. Mais ce qui me gêne le plus dans l’image choisie, c’est qu’un engrais n’est pas épandu par un pulvérisateur, l’image choisie est donc complètement trompeuse. Cela peut paraître anecdotique, mais l’accumulation de fake news comme celle-ci rend notre métier invivable, et conduit parfois même à l’agression physique de paysans.
La France a une des agricultures les plus vertueuses au monde, ce qui veut dire que nous, Français, avons la chance de pouvoir consommer des produits d’une qualité rare. Je pense que c’est cela qui devrait être mis en avant. Mais comme toujours, il semble primordial pour les médias d’avoir du sensationnel, du critiquable… pour faire de l’audimat ! Encore une belle histoire de pognon…
Mais ce pouvoir des médias peut être contrebalancé par une mesure très simple : l’éducation. Éduquons nos enfants, dès le plus jeune âge ; dans les crèches, les écoles, les centres de loisirs… ; à l’alimentation. Aujourd’hui, j’ai l’impression que cette éducation se cantonne à apprendre le fonctionnement du système digestif en cours de SVT ! Apprenons aux plus jeunes l’utilité de l’agriculture, comment les denrées de base sont produites, montrons-leur comment cuisiner, donnons-leur le goût de la gastronomie française. C’est comme cela que notre agriculture survivra, que la filière créera des vocations, et que notre pays ne se retrouvera pas dépendant des autres pour remplir son assiette.
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