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Cahier de doléances · Emploi

Problème n° 471

Les entreprises françaises rechignent à recruter des seniors, dans l’industrie notamment. Il résulte de cette situation une véritable hypocrisie politique : les seniors se retrouvent sur le carreau en fin de carrière, avec l’âge de la retraite qui s’éloigne toujours plus…
Pourtant, ils sont expérimentés et ont plein de compétences à transmettre…

Depuis Territoire de Belfort (90) · 4 octobre

4 solutions proposées

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Solution n° 4838Niveau : État

L’incohérence est réelle. On demande aux Français de travailler plus longtemps, mais beaucoup d’entreprises écartent les salariés expérimentés bien avant l’âge de la retraite. Le parcours est devenu trop fréquent : rupture du contrat vers 58 ou 60 ans, puis chômage, puis retraite. C’est un gâchis humain, car ces salariés ont des compétences précieuses. C’est aussi un gâchis économique, car ces savoir-faire disparaissent au moment même où l’industrie en a besoin. Voici quelques pistes de travail proposées.

Rendre l’embauche des seniors attractive et durable. Il existe aujourd’hui un contrat qui encourage l’embauche de demandeurs d’emploi âgés, mais il est seulement expérimental.

Un employeur hésite à recruter en CDI sur un dispositif qui peut disparaître. Pistes proposées :

Rendre ce contrat définitif et l’ouvrir dès 57 ans dans tous les secteurs ; supprimer le délai d’attente actuel pour en bénéficier.

Empêcher les abus. Pour que l’aide serve vraiment à créer des emplois, une clause impose à l’employeur de rembourser les avantages perçus si l’embauche d’un senior remplace un poste existant. L’objectif est d’ajouter des emplois, pas de substituer un salarié à un autre.

Former tout au long de la carrière. Un salarié qu’on ne forme plus après 50 ans devient vulnérable. Pistes proposées : doubler les droits du compte personnel de formation à partir de 55 ans ;
instaurer un bilan de mi-carrière pour anticiper les reconversions ;

obliger les employeurs qui ne forment pas leurs salariés âgés à abonder leur compte de formation.
Sans dépense nouvelle. Ces mesures seraient financées en redéployant une partie des fonds de la formation professionnelle, depuis les secteurs qui forment peu leurs salariés âgés vers ceux qui en ont besoin.

Fil conducteur : on ne peut pas reculer l’âge de la retraite et laisser les seniors sur le carreau. L’expérience est une richesse que le pays n’a pas les moyens de gaspiller.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 14 octobre
Solution n° 5233Niveau : État

Il faut revoir les charges sociales. Payer pour le chômage, la sécu et la retraite d’accord, mais c’est tout.
Trop de charges en fin de carrière sur des salaires mérités font que les employeurs rechignent à embaucher.
La solution c’est de permettre l’embauche de personnel senior compétent à salaire convenable pour le salarié et l’employeur. (baisse des charges)

Depuis Vaucluse (84) · 14 octobre
Solution n° 5577Niveau : État

Il faut que chaque entreprise puisse avoir la possibilité de mettre en place une politique de transmission des savoirs avec des tuteurs, c’est-à-dire des seniors qui accompagneraient de nouvelles recrues avec un dispositif de défiscalisation des salaires pour ces tuteurs afin de consolider les effectifs et de rendre intéressante l’embauche de seniors.

Depuis Gironde (33) · 15 octobre
Solution n° 6936Niveau : État

Aménager les fins de carrière, développer la retraite progressive et le tutorat des jeunes par les seniors.

Depuis Gard (30) · 19 octobre

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