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Cahier de doléances · Sécurité

Problème n° 4676

LA DISSUASION COMME PRÉVENTION, LA SÉVÉRITÉ ET LA RAPIDITÉ COMME GUIDE

Il paraît étonnant que la stratégie militaire de la France repose avant toute chose sur la dissuasion nucléaire mais que dans le même temps, notre société soit incapable d’enrayer l’augmentation de l’insécurité, des actes criminels liés ou non au narcotrafic et plus généralement à une explosion des actes d’incivilité. Comment une nation peut-elle être à la fois forte à l’extérieur et si faible à l’intérieur ?
Même si certains remettent en cause l’augmentation de l’insécurité en France, il convient tout de même de lutter contre ce fléau. Un camarade gendarme me disait il y a quelques années que l’individu le plus arrêté dans son département en était à sa 78e arrestation pour des actes de délinquance. Dans cet exemple, notre société a été incapable 77 fois de se faire respecter.
Le refus d’obtempérer est puni d’une amende pénale de 15 000 €, une peine de 2 ans de prison maximum et un retrait de 6 points sur le permis de conduire. Combien d’individus commettant un refus d’obtempérer sont réellement punis ? Car si les 24 900 refus d’obtempérer enregistrés en 2024 avaient payé l’amende prévue, le peuple français serait en moindre déficit de 373,5 millions d’euros. Avec le recouvrement de ces amendes, la France pourrait acheter chaque année 10 Canadair ou même construire un hôpital.
Certains individus ont été éduqués afin de respecter les citoyens. Les autres devront répondre de leurs actes devant le peuple français. Car oui il convient d’assumer ses actes et de rejeter la phrase que nous entendons de plus en plus fréquemment : « c’est la faute la société ». La belle affaire ! Rejeter la faute d’un individu sur l’ensemble de la société est si facile et finalement si lâche de la part des intéressés et de leur avocat. Non ! Chaque personne majeure et en possession de toutes ses facultés mentales doit assumer ses actes et répondre de ses méfaits devant le peuple français.

Depuis Yvelines (78) · 14 octobre

1 solution proposée

Solution n° 4677Niveau : État

Nous n’avons jamais essayé la dissuasion comme arme pour lutter contre l’insécurité, alors essayons !

La liberté telle que définie par la France consiste à vivre dans les limites générales fixées par la Constitution et les règles particulières fixées par les lois et autres décrets. Dès lors qu’un individu sort de ce cadre, il doit être puni.

- Que faire contre la délinquance des mineurs ?
- Tout mineur demeure sous l’autorité de ses parents. Dès lors, chaque faute commise par un mineur engendrera une condamnation pour ses parents.
- Si les parents ne sont pas en capacité financière de réparer la faute de leur enfant, ils devront se rapprocher des services des travaux minimums d’insertion et travailler en plus pour la collectivité.
- Afin d’éradiquer toute escalade dans la délinquance voire le crime, le mineur doit se voir infliger une sanction immédiate et appropriée qui le vaccinera contre toute envie de recommencer. Selon son âge, cela peut être une prison spéciale avec obligation de travailler (mineur de 16 à 18 ans). Les courtes peines sur les mineurs semblent avoir eu des effets bénéfiques dans certains pays scandinaves. Copions donc ce qui fonctionne ailleurs.
- Que faire contre le narcoterrorisme ?
o Essayons la dissuasion qui fonctionne dans d’autres pays (j’invite le lecteur à découvrir la loi sur l’abus de drogues à Singapour). Pour toute personne positive à un test de dépistage de stupéfiants = 10 000 € d’amende. Pour toute personne détentrice de drogue = 20 000 € d’amende. Pour toute personne coupable de revente = 10 ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 50 000 €. Les montants des amendes sont soumis à discussion mais l’échelle choisie permet d’en montrer leur importance.
o Donnons le pouvoir aux forces de sécurité intérieure de faire respecter la loi.

- Que faire contre les détenus dangereux et/ou radicalisés inaptes à la réinsertion ?
o Il subsiste une question qui n’a pas encore été tranchée avec la disparition de la peine de mort en France : que faire des individus qui sont inaptes à vivre au sein de la société ?
o Si la perpétuité réelle n’existe plus, l’État admet de relâcher des personnes dangereuses au sein de la société. Qui accepterait d’être le voisin d’un tueur en série, d’un serial violeur ou d’un terroriste, et ce, malgré les dires de l’administration sur l’envie de réinsertion des intéressés ?
o Pourquoi les droits de ces individus dangereux doivent supplanter les droits à la sécurité de chaque citoyen français ?
o Il n’existe qu’une solution en l’état actuel du droit, c’est de rouvrir un bagne sur un territoire français inhabité d’outre-mer (idée formulée par l’ex-ministre Charles Pasqua en 2015 dans « 13 h 15 le dimanche » sur France 2). La France possède la 2e plus grande zone économique exclusive au monde. Nous avons des dizaines d’îles inhabitées. Construisons des prisons de haute sécurité pour ceux dont la France ne veut plus.
- Que faire contre les étrangers délictuels ou criminels en France ?
o À l’instar de très nombreux pays du monde, un étranger qui commet un crime ou un délit n’a plus sa place au sein de la société française. Il doit alors être expulsé.
o Si son pays d’origine ne souhaite pas le récupérer, cet étranger sera alors mis en détention pour une durée indéterminée au sein d’un bagne. Le terme rappelle peut-être des souvenirs sombres mais quelle serait la meilleure solution si ce n’est que d’éloigner les indésirables de notre société ?

Depuis Yvelines (78) · 14 octobre

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