De manière générale, comment ne pas être le pantin des lobbies ? Qu’ils soient liés à l’agriculture, aux énergies, cette sensation qu’au bout du compte ils font la pluie et le beau temps partout est devenue insupportable. À se demander si nos dirigeants peuvent encore diriger…
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 4665
1 solution proposée
C’est là toute l’histoire des sociétés humaines, tout n’est que rapport de force entre des personnes ou groupes de personnes aux intérêts divergents. Que ce soit la noblesse et le clergé qui essayent de peser sur les décisions du roi ou bien des citoyens et des lobbies sur les décisions d’un président. Nous avons toujours été organisés ainsi avec une lutte pour tirer la couverture vers soi. Cela n’a rien de malsain tant que ledit rapport de force est équilibré. Le problème, c’est qu’actuellement l’équilibre penche méchamment d’un côté plus que de l’autre. D’où la perception qu’« ils font la pluie et le beau temps partout ».
La question n’est pas en soi de se demander si les dirigeants peuvent diriger, diriger, c’est justement faire un choix en fonction des rapports de force en présence et pas nécessairement prendre systématiquement parti pour l’un des deux camps. La bonne question est : comment faire pour que le rapport de force retrouve l’équilibre ?
Pour cela, il faudrait que le camp des citoyens soit un minimum uni. Quand on a une vie politique divisée en trois blocs irréconciliables, il faut reconnaître que c’est mal parti. Si on ajoute que, pour des délires idéologiques, deux groupes ayant la même opinion ne voteront pas la même chose par esprit de contradiction. Exemple : le RN et le NFP qui, la même semaine, posent deux motions de destitution, ne voulant pas voter pour la motion de l’autre camp, aucune des motions n’est finalement admise, ce fut la même chose pour abroger la réforme des retraites. Avec évidemment un bloc central qui jette de l’huile sur le feu afin de ne surtout pas améliorer les choses.
La solution tient en 5 mots : « bousculer l’entre-soi politique ». La vie politique française est prise en otage par des apparatchiks dogmatiques et/ou carriéristes. Pour la plupart, leur engagement politique est une source de revenus, une garantie de leur qualité de vie et non un moyen d’œuvrer pour le bien commun. C’est pourquoi, même quand ils sont d’accord sur un projet de loi, ils arrivent à voter les uns contre les autres au prétexte qu’on ne peut pas soutenir une proposition de l’autre camp.
En l’état actuel, les lobbies n’ont rien à craindre, le rapport de force sera toujours gagné d’avance puisque les représentants du peuple se battent entre eux et ne cherchent surtout qu’à conserver leur mandat.
À mon humble avis, la démocratie devrait passer par des représentants tirés au sort parmi la population et non des représentants élus qui en font leur carrière professionnelle, mais pour cela, il y a encore beaucoup de chemin à faire.
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