J’ai l’impression que la Nouvelle-Aquitaine, immense région, est une folie à administrer. La variété géographique de ses douze départements impose des besoins singuliers et peut-être antagonistes les uns des autres. Bordeaux, s’imposant naturellement comme capitale de la région, n’a-t-elle pas éloigné les politiques régionales des besoins agricoles et touristiques spécifiques du Limousin, ou du besoin administratif et économique des Deux-Sèvres ?
J’imagine que le projet était que la Creuse et la Corrèze bénéficient du capital financier bordelais, mais le peu d’argent limousin n’a-t-il pas, au final, déserté le besoin spécifique de son ancienne région pour servir une économie en gros ? De plus, des questions électorales se posent, les 270 000 électeurs de Corrèze et de la Creuse opposent peu aux milliers d’électeurs girondins. Les études des atouts ou pertes manquent.
Voilà, je pose ça ici, car cette région m’interroge.
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 4524
2 solutions proposées
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Proposer un bilan public des gains du Limousin et du Poitou dans la méga-région afin de savoir et mesurer :
- si leurs ressources humaines, économiques, financières, sont aspirées ou non par l’ancienne région bordelaise et basque.
- si l’éloignement (et la déconnexion) des administrations complexifie ou non la vie administrative de leurs territoires.
- si les habitants ont l’impression ou non que leur identité régionale s’est dissoute.
- si le poids électoral est biaisé, et les besoins politiques du Limousin (et du Poitou) minimisés ou délaissés.
- si la méga-région accroît / accélère ou non le dépeuplement du Limousin et du Poitou.
Dans le cas d’un bilan négatif pour le Limousin et le Poitou, une intervention de l’État pourrait rééquilibrer la région.
Autre scénario envisageable, faire une région Poitou-Limousin et une région aquitaine. Après tout, l’Alsace a débuté une démarche pour recouvrer son identité régionale après un vote populaire qui montrait le mécontentement des habitants.
Les dépenses des communes augmentent, celles des intercommunalités également, alors même que les gains d’efficience attendus de cette mutualisation ne sont pas clairement démontrés à l’échelle nationale. De même que l’on peut s’interroger sur le rôle de la région. Est-elle un échelon administratif indispensable ? Ses compétences ne peuvent-elles pas être exercées plus efficacement par le département ?
Une proposition qui consisterait en une réforme territoriale fondée sur la suppression des régions et des intercommunalités, au profit d’une organisation simplifiée autour de l’État, des départements et des communes.
Cette réforme devrait s’accompagner d’une profonde simplification administrative, d’une refonte des normes et d’une clarification des compétences, afin de réduire réellement les coûts de fonctionnement et non de simplement transférer les dépenses d’une structure à une autre.
Les départements bénéficieraient d’une large autonomie de gestion et d’une véritable autonomie fiscale, mais celle-ci serait indissociable d’une responsabilité budgétaire renforcée.
Il conviendrait notamment d’instaurer des règles strictes en matière d’endettement et de maîtrise des dépenses, ainsi qu’un encadrement des augmentations fiscales, reposant à la fois sur un plafond annuel lié à l’inflation et sur une limite cumulée par exemple sur cinq ou dix ans.
Des mécanismes de souplesse, précisément encadrés, permettraient de tenir compte des particularités économiques, sociales et géographiques de certains territoires, sans remettre en cause l’exigence de rigueur budgétaire.
L’objectif serait de construire une décentralisation véritablement responsable : davantage de liberté dans les décisions locales, en évitant les mille-feuilles et par conséquent les multiples niveaux de décision mais aussi davantage d’obligations quant à la maîtrise des dépenses et de la pression fiscale.
Il ne s’agit pas de substituer une administration à une autre, mais de bâtir un modèle territorial plus simple, plus proche des citoyens, financièrement soutenable et réellement efficace.
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