La culture bénéficie rarement au classe populaire et trop peu répandue dans le monde rural.
Cahier de doléances · Culture
Problème n° 4130
1 solution proposée
L’essentiel de la dépense culturelle publique reste concentré dans les grandes villes, et surtout en Île-de-France. Les zones rurales et les villes moyennes ont beaucoup moins d’équipements culturels par habitant. Quant aux classes populaires, elles restent souvent à l’écart, non par manque d’intérêt, mais faute de lieux proches, d’accompagnement et d’occasions. Voici quelques pistes de travail proposées.
Tout commence à l’école. C’est le seul endroit où tous les enfants se retrouvent, quel que soit le milieu ou le territoire. Piste proposée : garantir à chaque élève, dès la maternelle, un vrai parcours d’éducation artistique, avec des interventions régulières d’artistes dans les classes et un accès facilité aux conservatoires.
Des lieux culturels près de chez soi. Piste proposée : créer ou rénover des lieux culturels polyvalents dans les zones rurales et les villes de moins de 20 000 habitants. Ils pourraient accueillir spectacles, cinéma, expositions et pratiques amateurs, au plus près des habitants.
Faire vivre les territoires toute l’année. Piste proposée : mieux soutenir les festivals locaux et régionaux, y compris en dehors de l’été, pour que la vie culturelle ne se limite pas à quelques semaines par an.
Des médiateurs plutôt que des chèques. Un accès financier ne suffit pas toujours à franchir la porte d’un théâtre ou d’un musée. Pistes proposées :
recentrer le pass Culture sur l’accompagnement, plutôt que sur la simple consommation, créer un réseau de médiateurs culturels rattachés aux communes, chargés d’aller vers les publics qui ne viennent pas d’eux-mêmes.
Sauver le patrimoine rural. Églises, lavoirs, châteaux et bâtiments anciens font l’identité de nos villages, et beaucoup se dégradent faute de moyens. Piste proposée : un plan de restauration qui inclut enfin les petites communes, avec des chantiers accélérés et des emplois non délocalisables.
Un financement juste.
Piste proposée : financer cet effort en renforçant la taxe sur les grandes plateformes numériques étrangères, pour que la valeur qu’elles tirent du public français revienne en partie à la culture accessible à tous.
Fil conducteur : la culture n’est pas un luxe réservé à quelques quartiers, c’est un bien commun qui doit être présent dans chaque école et chaque territoire.
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