Pour moi, la laïcité signifie que chacun doit pouvoir vivre librement sa religion et exprimer ses convictions, dans le respect des autres. En revanche, la religion ne doit jamais dicter les lois de la République ni influencer leur élaboration ou leur vote : les lois doivent reposer sur des principes universels, indépendamment de toute croyance religieuse. Cette liberté doit également s'exprimer dans l'espace public, notamment par le port de signes religieux, sous réserve des règles applicables aux services de l'État et à l'école. Concernant le voile islamique, je distingue le port d'un voile simple, qui peut relever d'un choix personnel de la femme, même si je ne partage pas nécessairement les valeurs qu'il peut symboliser, des tenues qui dissimulent intégralement ou presque le corps et le visage des femmes. Ces dernières me semblent véhiculer une conception de la place des femmes fondée sur l'effacement et la soumission, en contradiction avec les principes d'égalité, de liberté individuelle et d'émancipation féminine que je souhaite voir défendre par la France. À mes yeux, il est essentiel de préserver la liberté de conscience tout en refusant que des normes religieuses imposent aux femmes de se cacher ou de se soumettre. Malheureusement aujourd'hui cela ne me semble pas être la direction prise par nos dirigeants.
Cela vaut pour les tenus religieuses à l'école, dans l'administration mais egalement lors de débat sur la fin de vie ou encore sur l'avortement.
Cahier de doléances · Laïcité
Problème n° 4054
1 solution proposée
Faire de la rue un espace commun !!
Je souhaite que nous débattions d’une laïcité plus visible dans l’espace public. Dans la rue, nous devrions pouvoir nous rencontrer d’abord comme des êtres humains et des citoyens, sans être immédiatement renvoyés à une appartenance religieuse.
Je propose que les signes religieux visibles soient réservés à la sphère privée et aux lieux de culte, selon la même règle pour toutes les religions.
Si j’étais adepte de l’adamisme, je ne pourrais pas me promener nue dans la rue au nom de ma croyance : je garderais donc cette pratique pour chez moi. De la même façon, la foi se vit dans l’intimité ou dans les lieux qui lui sont consacrés, tandis que la rue reste un espace partagé par tous.
Cette règle commune éviterait aussi les annonces d’une « police du voile » qui, en pratique, ne peut pas être appliquée clairement et équitablement. Plutôt que de viser une religion en particulier, il s’agirait de poser un principe identique pour tous.
Une telle mesure ne ferait pas disparaître à elle seule l’antisémitisme, l’islamophobie ou les autres discriminations. Elle pourrait toutefois éviter que chacun soit d’emblée identifié et jugé à travers un signe religieux, et favoriser des relations fondées sur ce que nous avons en commun.
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