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Cahier de doléances · Handicap

Problème n° 40

Il manque des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements scolaires. Faute d’un accompagnement suffisant et adapté à leurs besoins, certains élèves ne peuvent pas suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Cette situation fragilise leurs apprentissages, leur autonomie et leur inclusion. Elle met également les familles et les équipes éducatives en difficulté. L’accès à l’école ne devrait pas dépendre de la disponibilité d’un accompagnant.

Depuis Paris (75) · 3 octobre

7 solutions proposées

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Solution n° 348Préférée des inscritsNiveau : État

En parallèle, il serait indispensable de créer des structures d'accueil spécifiques, car l'inclusion en classe ordinaire comporte ses limites, même si elle est souhaitable.

En tant que psychologue scolaire, j'ai pu observer de jeunes enfants autistes en maternelle qui étaient accompagnés par des personnes non formées. Les enfants et leurs accompagnants passaient leur temps dans les couloirs, l'une tentant vainement de canaliser l'autre.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 4 octobre
Solution n° 300Niveau : État

3 axes principaux pour résoudre cette situation, selon moi :

1/ Revaloriser le statut d'AESH
- Revaloriser les salaires et les conditions de travail (moyens humains/matériels, temps de travail, offre de formation...).
- Reconnaître leur pleine utilité et la nécessité de leurs fonctions pour le fonctionnement de l'école républicaine.
- En bref, rendre la profession attractive à l'échelle nationale.

2/ Proposer un meilleur parcours d'insertion et de formation
- Les AESH sont aujourd'hui formées pendant leur 1re année d'exercice sur une base de 60 h.
- Prendre le temps de mieux les former, et notamment de les former en amont, doit permettre d'améliorer la prise en charge interne des enfants en situation de handicap.
- L'insertion mérite également d'être renforcée à travers un meilleur accompagnement des services pendant les premières années d'exercice.

3/ Améliorer la coordination entre les différents acteurs (MDPH, services académiques, PAS et établissements scolaires)
- Il y a de plus en plus de dysfonctionnements en raison d'une mauvaise communication ou d'une mauvaise compréhension entre les acteurs qui traitent de l'inclusion scolaire et de l'affectation des AESH.
- Un module de formation et d'information sur le sujet pourrait permettre une meilleure coordination entre ces interlocuteurs.

Depuis Rhône (69) · 4 octobre
Solution n° 2913Niveau : État

J’ai été AESH en maternelle et, effectivement, j’ai été complètement dépassée par la prise en charge d’une fillette présentant un TSA et un THA avec hyperactivité.

Malgré mon expérience d’aide-soignante, notamment avec des enfants lourdement handicapés en institution, je n’ai pas réussi à créer un lien avec l’enfant et je passais mon temps à lui courir après.

Je pense que, pour certains profils de handicap, notamment en maternelle, la prise en charge de ces enfants ne relève pas de la compétence des AESH d’aujourd’hui, mais plutôt d’un éducateur ou d’une éducatrice spécialisée (donc diplômé ou diplômée, avec le salaire qui va avec).

Je pense qu’il est indispensable de créer enfin une formation diplômante pour ce métier relativement récent, si on veut donner une chance à ces enfants porteurs de handicaps psychiques et qui ne trouvent pas de place dans des écoles adaptées, faute de place.

Depuis Var (83) · 8 octobre
Solution n° 4085Niveau : État

Beaucoup d’enfants, d’adolescents, de jeunes majeurs en situation de handicap ne sont pas pris en charge, faute de place dans les établissements spécialisés. Certains restent sans solution au domicile des parents, sont mal orientés, et/ou restent en IME après leur majorité parce qu’il n’y a pas suffisamment de structures spécialisées pour les accueillir. Il est important de construire des établissements spécialisés à taille humaine, adaptés à chaque problématique, tout en gardant à l’esprit le caractère inclusif de chacun des projets de ces créations.

Depuis Ille-et-Vilaine (35) · 11 octobre
Solution n° 4086Niveau : État

Beaucoup d’enfants, d’adolescents, de jeunes majeurs en situation de handicap ne sont pas pris en charge, faute de place dans les établissements spécialisés. Certains restent sans solution au domicile des parents, sont mal orientés, et/ou restent en IME après leur majorité parce qu’il n’y a pas suffisamment de structures spécialisées pour les accueillir. Il est important de construire des établissements spécialisés à taille humaine, adaptés à chaque problématique, tout en gardant à l’esprit le caractère inclusif de chacun des projets de ces créations.

Depuis Ille-et-Vilaine (35) · 11 octobre
Solution n° 7644Niveau : État

Je travaille dans une association qui a plusieurs sites dont un IME.
Nous avons mis en place depuis plusieurs années ce qu’on appelle un IME hors les murs. C’est-à-dire suivant le niveau, collège ou primaire, des éducateurs spécialisés avec des enfants sont inclus directement dans les écoles de la commune. Les instituteurs et professeurs sont accompagnés par des professionnels formés pour que l’inclusion se passe bien des 2 côtés. Bien entendu l’enfant est au cœur du projet et tout est fait à son rythme.
Le point noir reste le financement de ce système qui est donné par les ARS et qui peut être enlevé d’une année sur l’autre et aussi l’implication des maires qui sont pour beaucoup dans ce dispositif. Ça reste une convention entre les mairies et les IME. Chez nous nous avons réussi à inclure une classe au collège et une classe en primaire. Et les résultats sur les enfants sont visibles assez rapidement.

Depuis Moselle (57) · 24 octobre
Solution n° 7672Niveau : État

Bonjour,

Enseignante spécialisée depuis plus de 20 ans, j’ai vu le changement de la prise en charge des élèves depuis l’intérieur. Il y aurait beaucoup à dire sur la question, trop au regard de ce qui peut être partagé ici. Du fait de la multitude des handicaps, il est difficile de traiter le problème de façon globale, car pour chacun il existe des besoins spécifiques et des moyens spécifiques, ce qui rend la tâche ardue. Il me semble que la première erreur a été (comme trop souvent) de « copier » le modèle d’autres pays sans en mesurer l’impact à long terme, et sans avoir ni la volonté politique ni les moyens réels d’une telle mise en œuvre. Faire comme le voisin parce que là-bas ça fonctionne, ne peut être un gage de réussite. Comme toujours en France on décide de jeter le bébé avec l’eau du bain, plutôt que de faire le « tri » et de réajuster. Au final, de plus en plus de classes surchargées, sans accompagnement et moyens suffisants et nécessaires, car tout cela a un coût. Un proverbe dit que quiconque veut construire un édifice s’assied d’abord pour calculer la dépense pour voir s’il a les moyens de l’achever. Les moyens manquent, les personnes suffisamment formées manquent et qu’on le veuille ou non les instituts spécialisés que l’on veut enterrer sont pourtant indispensables à bien des égards mais comme l’école, ils ont besoin de réformes, de moyens et de gens formés (ce qui n’est plus totalement le cas hélas). Et surtout arrêter de gérer les instituts comme s’il s’agissait d’entreprises, en ne mettant que de purs gestionnaires à la tête de ces établissements au détriment de pédagogues. Le problème en France est toujours de fonctionner sur le court ou le moyen terme dans le domaine de l’éducation et toujours avec des visées essentiellement économiques et financières. Pour information, tous les enseignants ne sont pas Éducation nationale (nous sommes un peu plus d’une centaine rattachés au ministère des Solidarités, de la Santé et des Personnes handicapées) et nous sommes hélas toujours les grands oubliés du système éducatif, où notre avis est rarement sollicité, nos conditions de travail et nos difficultés rarement entendues. Et plutôt que de développer et d’étendre cette spécificité (nous avons une double casquette un pied dans le pédagogique et un pied dans le paramédical pour simplifier), notre formation est en train de disparaître pour encore une fois des raisons financières. Il faut garder l’inclusion qui est importante mais en donnant les moyens de le faire tout en gardant les instituts car certains élèves ont besoin d’un environnement qui leur soit adapté pour éviter des situations de stress supplémentaires. J’aurais encore beaucoup à partager mais il est nécessaire d’organiser des tables rondes, les expériences de terrain ne peuvent se raconter en seulement quelques lignes.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 24 octobre

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