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Cahier de doléances · Agriculture

Problème n° 3889

Il n'est pas normal qu'aujourd'hui, nos agriculteurs ne puissent plus vivre de leur travail, pourtant essentiel. La conséquence est le nombre élevé de suicides chez les paysans et d'enfants d'agriculteurs qui, voyant leurs parents galérer toute leur vie, ne veulent pas prendre la suite.

Les paysans sont écrasés par les normes, parfois imposées par Bruxelles, parfois aggravées par le gouvernement français. Ils doivent se battre contre une concurrence déloyale (produits importés depuis des pays où lesdites normes ne s'appliquent pas).

On les laisse mourir à petit feu sans réagir. Pourtant, ils exercent un métier noble. Depuis l'Antiquité, les paysans ont fait vivre les hommes.

Depuis Haute-Garonne (31) · 11 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 6337Niveau : Europe

Il faut impérativement mettre à bas le dogme libéral de Bruxelles. L’UE doit protéger les agriculteurs de la concurrence inique des des producteurs extra-européens, même si cela se fera au détriment de grands céréaliers français. Cela sera bon pour la paysannerie, nos paysages, et les Français.
La nourriture sera plus chère, mais nos gouvernants doivent s’attaquer au prix de l’immobilier, qui est de loin ce qui coûte le plus cher aux Français.

Depuis Paris (75) · 17 octobre
Solution n° 6692Niveau : État

Je pense que les problèmes sont ailleurs : premièrement, lorsqu’un paysan reçoit des aides, elles sont captées par l’aval (coopératives, grande distribution), le paysan l’intégrant dans son prix. Donc déjà, supprimons les aides : on aura un vrai prix, et les petits ne seront pas en concurrence de la même façon avec les gros. Oui, on va transitoirement payer notre nourriture plus cher.

Deuxièmement, les paysans ne sont pas si pauvres : non seulement ils ont souvent un deuxième revenu au foyer (et ils sont dans la moyenne nationale au final) mais en plus ils ont des actifs, leur outil de production, qui est un gros capital (machines, immobilier). Le souci c’est qu’aucun jeune ne peut leur racheter ce capital, et donc les exploitations disparaissent. Je propose soit qu’il y ait des exonérations en donations ou droits de succession sur ces biens, soit qu’il y ait un mécanisme de reprise plus adapté : les Safer, qui aujourd’hui préemptent les terres pour que des jeunes s’installent, doivent être réorientées (pas de préemption partielle par exemple) et être plus justes vis-à-vis des paysans vendeurs. C’est à cette condition que nous aurons une agriculture de petits paysans renouvelée et pérenne.

Depuis Paris (75) · 18 octobre

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