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Cahier de doléances · Environnement

Problème n° 3743

La réduction de notre impact carbone ne réside pas uniquement dans la transition énergétique et le développement des mobilités douces. Le transport routier est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. La route reste cependant le mode de transport privilégié des marchandises, et notre réseau routier sert de passage entre l’Europe du Sud et le reste. Nous devrions privilégier les modes de transport de marchandise moins impactant et développer les infrastructures associées.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 10 octobre

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Solution n° 5195Niveau : État

J’ai travaillé longtemps dans le secteur automobile, et les dernières années sur l’électrification et la mobilité.
Je suis expert indépendant pour Bpifrance dans le cadre du plan France 2030 et j’ai donc eu l’opportunité d’étudier de nombreux dossiers concernant les différents appels à projets pour l’automobile et la mobilité décarbonées.
Il y a de nombreuses façons complémentaires d’apporter des solutions à ce problème :
1) Privilégier les transports moins émetteurs de carbone et moins polluants : transport fluvial et ferroviaire. Le transport ferroviaire et le ferroutage sont peu développés en France. La filiale de la SNCF est peu performante. Les transports fluviaux sont adaptés aux grandes distances et aux gros volumes/tonnages, sans urgence (matériaux, céréales…).
Ces deux modes sont assez rigides mais mériteraient d’être optimisés (je ne suis pas un expert).
2) Le transport routier est donc toujours nécessaire : rapide, flexible (en distance et volumes) et bien organisé et réparti sur le territoire.
Nous sommes à l’aube du déploiement massif des poids lourds et véhicules utilitaires électriques à batteries.
L’hydrogène (pile à combustibles associée à une traction électrique), bien qu’envisagé n’est pas à considérer (chaîne de production de l’électricité et d’hydrogène très peu rentable énergétiquement et très consommatrice d’électricité pour l’électrolyse de H2)
Tous les grands constructeurs travaillent donc sur les versions électriques à batteries. Par ailleurs les technologies de recharge ont été développées et les stations commencent à être installées soit dans les entreprises soit sur les grands axes routiers. Les autonomies sont de 500 km ce qui rend l’exploitation envisageable dès lors que les stations de recharge (très fortes puissances) seront disponibles. Il y a un surcoût d’acquisition, mais le TCO (total cost of ownership = coût de possession) devient compétitif (du moins dans cette transition sans nouvelles taxes pour prendre la relève de celles sur les produits pétroliers). D’ailleurs certaines grandes compagnies de transport se lancent.
3) En ce qui concerne les livraisons de voisinage, des véhicules utilitaires électriques opèrent déjà : il faudrait inciter les professionnels à basculer à l’électrique
.4) Pour les livraisons « du dernier km » il faut privilégier de tout petits véhicules issus des quadricycles, ce que les professionnels appellent segment L7 ou M1E (catégorie sur le point d’être normalisée à la Commission européenne). Ces véhicules peuvent être conduits ou peuvent être robotisés : la technologie est mature, il faut maintenant autoriser la circulation de ces robots.
Donc en résumé
- La technologie existe mais les coûts d’acquisition sont trop élevés (il faut que les giga-factories françaises montent à plein régime ces prochains mois pour détendre les marchés et donc baisser les coûts batteries),
- Et comme dans toute transition importante, l’État et l’Europe doivent compenser ces surcoûts par des aides significatives et ciblées et continuer à investir dans les stations de charge pour les PL sur les grands axes en priorité.
- Les technologies de batteries évoluent et sont moins consommatrices de métaux stratégiques (LFP). Il faudra considérer cependant des mines de lithium en Europe…
Pour être optimistes, nous avons ce privilège de disposer d’une électricité grandement décarbonée au travers du nucléaire et de l’hydrologie (barrages), et des renouvelables.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 14 octobre
Solution n° 8264Niveau : État

Il est incompréhensible que la France n’ait pas développé le ferroutage. On demande aux Français de faire des efforts dans leurs déplacements, on taxe les Français dans leurs déplacements professionnels, privés, familiaux… alors que notre pays est traversé par des files de camions qui monopolisent une voie entière d’autoroute, de rocade, de périphériques, de centre-ville de villages. Ces camions font le plein avant d’entrer sur notre territoire et à sa sortie. Ils ne participent pas financièrement aux efforts demandés aux Français. On voit bien que les Français sont à cran, de plus en plus nerveux et agressifs. Le mouvement des gilets jaunes a démarré en 2019 suite à une augmentation de taxe sur les produits pétroliers, me semble-t-il… Je n’excuse pas les débordements et la casse, loin de là.

Il est donc temps de mettre en place le ferroutage et d’arrêter de faire payer les Français. Le transport routier de marchandises pollue. Une pollution directe par les moteurs des camions et une pollution indirecte par :
des embouteillages de plus en plus gros,
plus d’autoroutes, de rocades, de périphériques,
des autoroutes, rocades, périphériques de plus en plus larges…

Autre conséquence : des accidents plus nombreux avec des drames familiaux et écologiques.

Il est temps d’inventer ou plutôt de développer un système de transport écologique que tout le monde connaît : le ferroutage. On peut interdire un transport sur plus de 200 km consécutifs par exemple (distance à étudier). Cela permettrait de conserver les transports locaux. On peut créer une nouvelle société qui gérerait le ferroutage. Dans son capital, on y retrouverait la SNCF bien sûr mais également les transporteurs routiers nationaux et locaux. Il y aurait ainsi un retour sur investissement à hauteur du capital investi.
Cela va demander de créer, d’aménager des voies ferrées, de créer des gares routières.

Il est temps d’arrêter de faire payer les Français. La moindre étincelle met le feu aux poudres. La colère est mal exprimée, elle n’est ni maîtrisée ni contenue, elle alimente les extrêmes… mais si elle existe, c’est qu’il y a des raisons.

Depuis Gironde (33) · 27 octobre

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