Mettre fin aux déserts médicaux en France
Le problème : un accès aux soins devenu inégalitaire
En France, des millions de citoyens rencontrent des difficultés pour accéder à un médecin, obtenir un rendez-vous dans des délais raisonnables ou trouver un professionnel de santé à proximité de leur domicile. Cette pénurie touche particulièrement les territoires ruraux, les petites villes et certains quartiers populaires.
Les conséquences sont graves : retards de diagnostic, maladies insuffisamment prises en charge, renoncement aux soins pour des raisons géographiques ou financières, engorgement des urgences et aggravation des inégalités sociales et territoriales. Les personnes âgées, les personnes handicapées et les patients atteints de maladies chroniques sont particulièrement exposés. À terme, cette situation fragilise la prévention, augmente les risques de complications médicales et nourrit le sentiment d'abandon de certains territoires.
L'accès aux soins ne doit pas dépendre du lieu où l'on habite. Il constitue un enjeu de santé publique et d'égalité entre les citoyens.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 3514
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Garantir un accès effectif aux soins sur tout le territoire.
Instaurer une garantie nationale d’accès aux soins, fondée sur quatre mesures complémentaires :
1. Réguler l’installation des médecins : dans les zones suffisamment dotées, conditionner les nouvelles installations libérales conventionnées à l’équilibre territorial, tout en laissant la liberté d’installation dans les zones sous-dotées. Prévoir des exceptions pour les spécialités et situations particulières.
2. Créer un service médical territorial : organiser des périodes d’exercice dans les déserts médicaux pour les médecins, sur la base d’un dispositif national concerté, avec une rémunération adaptée et une prise en charge des frais de déplacement et de logement.
3. Développer les maisons de santé pluriprofessionnelles : financer des structures regroupant médecins, infirmiers, pharmaciens et autres professionnels de santé. Renforcer les consultations mobiles et la télémédecine, et recruter des assistants médicaux pour libérer du temps de consultation.
4. Fixer des objectifs mesurables : garantir à chaque citoyen un accès à un médecin traitant et à une consultation dans un délai raisonnable, avec un suivi public des résultats par territoire et des moyens supplémentaires pour les zones les plus fragiles.
Cette politique devra associer les professionnels de santé, les collectivités locales et l’Assurance maladie, en évaluant régulièrement ses effets sur l’accès aux soins et les conditions d’exercice des médecins. Elle s’appuiera sur les dispositifs existants tout en renforçant les mesures qui font leurs preuves.
Objectif : faire de l’accès aux soins un droit effectif pour tous les Français, et non un privilège lié à leur lieu de résidence.
Puisque c’est grâce à nos impôts que les médecins sont diplômés, la moindre des choses serait que ces derniers doivent au moins 5 ans de service public à l’État. Ils pourraient ainsi « peupler » les zones « sinistrées » (terme employé jadis par l’Éducation nationale). Je suis choqué pour ma part de voir que le médecin « de salon » flirte avec les idéaux et l’argent de la Sécurité sociale et son activité libérale. Les spécialistes aussi. Je connais des ORL qui font travailler des remplaçants pas encore titulaires le dimanche (tarifé comme un jour de la semaine). Bref. TOUT À REVOIR.
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