Les cantines publiques servent encore beaucoup de produits venus de loin, et les objectifs de qualité fixés par la loi ne sont pas atteints.
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 3452
2 solutions proposées
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Atteindre 80 % de produits locaux, frais et de saison dans les cantines publiques et rendre l'origine clairement visible sur les produits en magasin.
La loi fixe depuis des années des objectifs de produits durables et de qualité dans la restauration collective, mais ils ne sont toujours pas atteints. Rien ne les rend contraignants et aucun financement ne compense le surcoût. Faute de moyens, beaucoup de collectivités achètent donc au prix le plus bas, souvent des produits venus de très loin, alors que nos agriculteurs peinent à vivre de leur travail. Voici quelques pistes de travail proposées.
Des objectifs enfin contraignants. Piste proposée : remplacer les objectifs actuels par une obligation progressive d’approvisionnement en produits frais, de saison et de proximité dans les cantines scolaires, de l’école au lycée, avec un calendrier précis et un suivi public des résultats de chaque collectivité.
Pas un centime de plus pour les familles. Le principal frein est le coût. Piste proposée : un fonds national qui compense le surcoût des repas pour les collectivités, afin que le prix payé par les familles ne change pas. C’est un investissement à la fois dans la santé des enfants et dans le revenu des agriculteurs.
Une plateforme d’achat dans chaque département. Un petit producteur ne peut pas répondre seul à un appel d’offres public, et une cantine ne peut pas gérer des dizaines de fournisseurs. Piste proposée : créer dans chaque département une plateforme qui regroupe les commandes des cantines, organise l’offre des producteurs locaux et prend en charge la logistique.
Des marchés publics qui ouvrent la porte aux producteurs locaux. Piste proposée : découper systématiquement les marchés de restauration collective en lots plus petits et par territoire, et y intégrer des critères de fraîcheur, de saisonnalité, de délai de livraison et d’empreinte carbone du transport. Ces critères sont autorisés par le droit européen et favorisent naturellement les productions proches.
Soutenir ceux qui produisent ce que l’on mange. Les maraîchers et les arboriculteurs touchent très peu des aides de la PAC, alors que les fruits et légumes servis dans nos cantines sont largement importés. Piste proposée : mieux orienter ces aides vers eux pour développer une production locale capable de répondre à la demande.
Fil conducteur : la cantine publique peut devenir le premier débouché garanti de l’agriculture française, au bénéfice des enfants comme des producteurs.
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