Proposition 1 : lancer un emprunt d’État auprès de la population (comme en 1945 pour la reconstruction).
Rémunéré au moins au taux de l’inflation, non imposable comme le Livret A, avec la facilité de sortir du système en cas de coup dur de la vie. Emprunt lié à la nécessité de faire appel à des entreprises et à des biens fabriqués en France (nécessité de voir si le droit actuel permet la préférence nationale...).
Proposition 2 : poser et se poser la question de la création monétaire.
Pendant longtemps, la création monétaire a été le fait de la Banque française : la création monétaire n’était pas liée à un argent préexistant, mais à une anticipation de la fructification de la dette créée. Il n’y avait pas, sauf erreur de ma part, de créanciers auxquels la France payait des intérêts de la dette. C’était aussi le temps où la France pouvait décider de planifier son économie, décider de lancer de grands projets pas immédiatement rentables (barrages, centrales nucléaires, infrastructures, etc.).
L’UE a changé les choses. La BCE ne peut procéder à de la création monétaire — l’idée étant de rogner l’inflation à l’époque, inflation qui est la « mort des rentiers », et de mettre un frein aux revendications des salariés en sous-jacent. L’ordolibéralisme de fait de l’UE visait à vider l’opposition rentiers/salariés de sa substance pour pacifier la société dans un contexte de guerre froide. Mais nous n’en sommes plus là, ployés dans nos désirs démocratiques sous le joug des investisseurs institutionnels et des agences de notation qui soumettent les décisions politiques des Français à ceux-ci (et non aux affects démocratiques que l’on tentait de brider par l’UE).
Il faut donc revivifier la question de la création monétaire, dans le cadre de l’UE, puisque malheureusement... Et souligner le fait que la création monétaire dépend de deux instances potentielles : des agents privés (ceux qui vont investir — avec l’aide des banques !! L’argent, ils ne l’ont pas !) dans une IA délétère pour l’écologie OU des instances étatiques ou supra-étatiques, genre UE...
La crise écologique en Europe, en première ligne pour la hausse des températures, nécessite impérativement une réflexion sur la création monétaire, ses ressorts et ses possibilités (ou pas) au sein de l’UE. La Chine, elle, anticipe, prévoit, crée... et a la main sur sa monnaie...