La tarification à l’activité (T2A) a sonné le glas de la médecine française.
La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Celui-ci doit être supporté pour assurer le bien-être de la population.
La T2A a instauré une logique purement financière à la santé : on vend des soins désormais comme n’importe quel bien de consommation. La question de la pertinence du soin n’existe plus, la redondance n’est jamais traquée, la prévention n’intéresse personne : seule la vente de produits de santé (soins, médicaments, dispositifs, consultations) est au cœur du système.
Cette évolution est dramatique car, malgré l’explosion de la charge financière des coûts de santé pour l’État, la santé globale des Français ne fait que se dégrader.
Cette T2A ne profite qu’aux acteurs privés (labos, fournisseurs de matériel médical…) et pille les finances publiques.
Le système de santé est mal organisé, les patients sont mal conseillés. La médecine générale a démissionné de son rôle central, car prise au piège d’une consultation au tarif ridicule.
Les coûts de la vieillesse et de la santé nous ruinent, et pourtant le service rendu devient tellement faible qu’on préfère légaliser l’euthanasie plutôt qu’être capable de répondre aux besoins de la population.
L’objectif du système de santé actuel est de créer des richesses (artificielles car ponctionnées sur les finances publiques) pour se financer, et ça n’est plus soutenable.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 310
2 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Il faut changer de paradigme : l’objectif du système doit être de maintenir la population en bonne santé, et non plus de créer de l’argent.
Le mode de financement du soin doit être totalement repensé pour l’éloigner de la logique à l’américaine. Il faut axer sur la prévention, la non-redondance du soin et la pertinence des moyens médicaux engagés.
Le gaspillage en santé doit être traqué avec l’aide des outils numériques modernes. Toute obstination déraisonnable doit être proscrite. Il faut s’attacher à rajouter de la vie aux années et non l’inverse.
Le financement des établissements de santé ne doit plus reposer que sur le volume. La médecine générale doit reprendre un rôle de pivot. Les médecins spécialistes doivent sortir de l’engrenage financier où les charges qu’ils subissent sont si lourdes qu’elles les contraignent à faire une médecine d’abattage.
Prendre soin et non plus vendre des soins : voilà le défi que le système de santé doit relever.
Il n’y a pas d’alternative si on veut garder une solidarité nationale.
Ne pas faire ces réformes aboutira à la privatisation à l’américaine pure et simple du système de santé, car la situation actuelle n’est plus tenable.
De la clarté :
1° Séparer les 4 branches de la sécu : un budget de la santé, un budget des retraites, un budget du chômage, un budget des allocations familiales. Car on jongle en mélangeant les budgets, et la Cour des comptes a qualifié les comptes « d’obscurs »… Le Parlement décidera de ce qu’il propose pour chaque branche, ces 4 branches n’ayant rien à voir entre elles.
2° Les arrêts de travail du médecin ne seront payés qu’après avis du médecin-conseil, car le médecin est otage de son patient.
3° Responsabiliser le patient au coût de la santé par un relevé annuel de ce qu’il coûte et par un ticket modérateur modulé, qui ne peut être pris en charge par les mutuelles que partiellement, en fonction du revenu du patient, pour rester social (95 % en CMU, 80 % pour les classes moyennes, 50 % pour les classes supérieures). Ce système très social existe à Monaco (carte verte, rose, bulle) et ça marche.
4° Une vraie politique de prévention.
5° Retirer les 3 millions de fausses cartes.
6° La sécu que pour les résidents en France. Les autres pays d’Europe s’occupent de leurs ressortissants.
7° Enfin et surtout, la réindustrialisation amènera de nouveaux cotisants. Le calcul des charges patronales sur le chiffre de vente et non la masse salariale fera payer les robots.
Proposer une solution à ce problème
Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
Partager cette page
Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.