Après plus de 25 ans de cotisations sans interruption je suis confrontée au chômage à la suite d'un licenciement.
Face à un marché du travail bloqué par des salaires tirés vers le bas au profit de profils juniors et par des exigences de compétences hyper-spécifiques, ma recherche d'emploi piétine.
Ce parcours génère une angoisse quotidienne et la peur constante de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de ma famille.
Je vis l'accompagnement proposé par France Travail comme un abandon total.
La mise à disposition d'une simple plateforme numérique et la réception de communications génériques non ciblées ne constituent pas une prise en charge adaptée pour les demandeurs d'emploi.
Sans soutien effectif de France Travail, la démarche repose uniquement sur une auto-discipline permanente et épuisante dominée par un fort sentiment d'isolement.
Cahier de doléances · Emploi
Problème n° 2837
1 solution proposée
Le marché du travail est un rapport de force entre l’offre, les employeurs, et la demande, les chercheurs d’emploi. Actuellement, il y a beaucoup plus de demande que d’offres, ce qui explique pourquoi les salaires sont tirés vers le bas. Entre deux candidats identiques, vous embauchez le moins cher. L’inverse est aussi vrai dans les rares secteurs où il y a plus d’offres que de candidats : les employeurs qui recrutent sont ceux qui paient le plus.
Malheureusement, France Travail ne peut pas créer d’emplois. Les conseillers peuvent vous aider à rédiger un CV ou une lettre de motivation, mais s’il n’y a pas suffisamment de postes pour tous les candidats, il y en aura forcément certains qui resteront sans emploi, même si vous leur supprimez l’ARE. France Travail peut vous soutenir, mais au-delà du CV et de la lettre de motivation, ça se limite à un soutien moral ou à des encouragements.
À court terme, j’ai peur que vous n’ayez d’autre choix que d’accepter un salaire au rabais si vous êtes dans une profession où il y a plus de candidats que d’offres. Vous pouvez essayer une reconversion, mais cela peut s’avérer compliqué et il faut être très motivé.
À long terme, pour que la situation s’améliore pour tout le monde, il faut relocaliser les emplois industriels que la France a perdus ces 50 dernières années. Nous sommes en déficit d’offres d’emploi, car nous importons ce que nous consommons. Les personnes qui travaillaient pour l’industrie automobile en France, quand on produisait des voitures chez nous, n’ont plus d’emploi aujourd’hui. Pareil pour l’industrie textile : la majorité est importée. Tous ces emplois perdus dans l’industrie créent des candidats supplémentaires sur les autres secteurs d’activité sans pour autant créer des offres d’emploi.
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