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Cahier de doléances · Emploi

Problème n° 2583

Je travaille dans le domaine du numérique (cabinet de conseil). Tout le monde parle de l'IA qui va prendre nos boulots dans le tertiaire, et cette rumeur est entièrement fondée. Les entreprises comme les salariés pensent que tout ça est encore loin. Sauf que les modèles d'IA aujourd'hui sont tellement puissants, et ils le seront davantage dans 2 ans, qu'on ne pourra plus devenir compétitif en tant qu'humain. La machine sera meilleure que nous pour tout, sauf pour les services à la personne à court terme. Quid de nos compétences humaines ? Quelle société construisons-nous aujourd'hui pour amortir la déflagration qui se prépare dans 2 ans ?

Depuis Val-de-Marne (94) · 7 octobre

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Solution n° 6131Niveau : État

En effet, ces modèles IA tiennent leurs connaissances des livres écrits par nous les humains. Ils ont même acquis notre logique et notre capacité de raisonnement à partir de tous les textes qui ont servi à les entraîner.

Si on ne leur donne pas l’autorisation d’opérer des modifications sur internet ou dans notre monde physique, ils devraient rester des outils…

Mais des outils si extraordinaires que même les plus grands mathématiciens se trouvent dépassés pour la résolution de théorèmes, en termes de rapidité bien sûr, mais aussi capables d’explorer de nouvelles pistes auxquelles les humains n’avaient pas encore pensé.

Il n’en reste pas moins que, pour l’instant, les humains sont encore capables de comprendre ces démonstrations et de les valider, même s’il faut très longtemps… Il faudra donc toujours former des mathématiciens capables de tirer le meilleur parti de ces machines. C’est à cette condition que les outils IA resteront bien des outils.

Malheureusement, je crains que nous, les humains, n’ayons pas la sagesse de faire en sorte que ces outils restent toujours des outils au service du bien commun. C’est d’ailleurs assez effrayant de voir l’émergence de ces outils juste au moment où la folie et le cynisme se sont emparés des plus grands dirigeants de la planète (Trump, Poutine, Musk, etc.).

D’après moi, nous avons encore peut-être une chance d’éviter le pire en réagissant tout de suite. Pour cela, les mieux placés sont les mathématiciens, les ingénieurs et autres connaisseurs de ces techniques, qui doivent alerter et bloquer les nouveaux développements de ces outils. Et nous, pauvres citoyens, nous ne pouvons que les soutenir.

Depuis Haute-Garonne (31) · 16 octobre
Solution n° 6994Niveau : État

Freiner l’IA en France ne l’arrêtera nulle part ailleurs. Les modèles américains et chinois continueront de progresser, et nos entreprises les utiliseront quand même, simplement sans aucune maîtrise.

La France doit faire émerger une IA souveraine capable de rivaliser avec les géants étrangers, en s’appuyant sur ses champions comme Mistral :

Commande publique : priorité aux modèles français et européens dans l’État, les collectivités et les services publics, pour leur donner un vrai marché.

Puissance de calcul : investir dans des data centers sur le sol français, en tirant parti de notre électricité nucléaire, un avantage que peu de pays ont.

Talents : retenir nos chercheurs et ingénieurs, qui partent aujourd’hui massivement vers les États-Unis.

Formation : former les salariés à ces outils pour qu’ils en tirent parti au lieu d’être remplacés.

Depuis Seine-Saint-Denis (93) · 19 octobre
Solution n° 7114Niveau : Europe

Bonjour,
D’accord avec vous, solution n° 6994 !
« Freiner l’IA en France ne l’arrêtera nulle part ailleurs. Les modèles américains et chinois continueront de progresser, et nos entreprises les utiliseront quand même, simplement sans aucune maîtrise. »
Mais en parallèle, j’espère que des scientifiques du domaine vont continuer à réfléchir et alerter si nécessaire.
La science n’ayant pas de frontières, peut-être que le message sera entendu au niveau mondial. Ce qui arrive pour les mathématiques donne sérieusement à réfléchir…

Depuis Haute-Garonne (31) · 20 octobre

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