Répartition des médecins sur le territoire français
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 257
6 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Les études de médecine étant prises en charge par l’État, il semble logique et nécessaire que les lauréats soient dans l’obligation de choisir une affectation proposée par l’État.
Il faut recréer de l'attractivité au sein des territoires :
1. Faciliter l'installation de jeunes agriculteurs.
2. Faciliter l'installation de commerces de proximité.
3. Légiférer sur les zones commerciales, centres commerciaux et supermarchés situés en périphérie des villages.
Imposer une installation à la fin des études de medecines fonctionne peu ou pas car les médecins ont généralement déjà une vie de famille (ou va travailler le/la conjoint(e)? ) et des attaches urbaines liés aux terrains de stage.
La démographie médicale actuelle et la possibilité d'expatriation ou d'adopter un statut de remplaçant seront plus forts que les contraintes d'installation en fin de cursus.
Quelques pistes :
Il faut favoriser l'accès aux études de médecine pour les ruraux qui sont souvent sous représentés dans ces études (quota? Information /compagnonnage fin du lycee et des la première année? Aides financièresaux études de médecine? Le fameux cesp mais à remodeler)
Il faut sensibiliser dès les premières années d' études de médecine à l'intérêt d'une installation en territoire rural (favoriser ces terrains de stage , comment ?)
Faciliter l'installation (coûteuse) et favoriser un exercice collectif (maison medicale) et/ou salarié (département ? Commune? )
Rendre moins attractif le statut de remplaçant au profit des médecins déjà installés ou en cours d'installation
Arrêter de penser qu’on peut repeupler les campagnes avec des médecins. Toute la France est devenue un désert médical où les délais d’attente s’allongent. Un médecin est formé en 10 à 15 ans, il n’y a pas de moyen rapide de récupérer le retard pris dans l’élargissement du numerus clausus.
L’installation dans une zone donnée est conditionnée par les services et institutions présents. On ne peut pas demander à un médecin de s’installer dans une zone où dans sa vie privée il n’y aura ni lycée pour ses enfants, ni bibliothèque, ni musée, ni accès à la culture ou aux transports et dans sa vie professionnelle il n’y aura ni pharmacie, ni laboratoire de biologie, ni IRM, ni scanner. C’est pour cela que le pilotage des soins doit revenir aux soignants et non aux ARS. Le projet doit émaner des soignants. Aujourd’hui toute la société est aux 35 h, veut l’équilibre vie pro/vie perso, les hommes et les femmes veulent pouvoir s’occuper de leurs enfants, il n’est plus possible d’exiger qu’il en soit autrement pour les médecins. Un projet médical n’a de succès que s’il est porté par des médecins et des soignants (pour preuve l’échec des maisons médicales dans lesquelles certaines communes ont déversé des sommes importantes pour ne finalement voir s’installer que des praticiens de médecine alternative et aucun allopathe)
Le médecin doit disposer d'un environnement qui doit lui permettre de s'installer avec sa famille. La maison médicale n'est qu'un maillon. Il faut que sa famille puisse accompagner son installation (école, loisir, commerce, ...). Il n'arrive pas seul. C'est un tout.
Une solution simple : différencier les tarifs en augmentant la prise en charge par la Sécu et les tarifs réglementés dans les zones sous-dotées et, pourquoi pas, en les baissant dans les zones non prioritaires ; c’est déjà ce qui se fait dans les DOM-TOM et c’est donc transposable sur des territoires de santé déjà bien identifiés.
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