Le système de retraite actuel ne tient plus et va droit dans le mur. Le modèle démographique s’effondre : la France comptait 4 actifs pour 1 retraité lors de sa création, contre à peine 1,9 actif pour 1 retraité aujourd’hui. Face à cette impasse, refuser le modèle américain de la capitalisation par fonds de pension privés, profondément inégalitaire pour les classes populaires et les plus démunis, est un devoir national. Pour sauver notre modèle solidaire, je propose la mise en place d’une retraite universelle par répartition à points. Ce système maintient la solidarité nationale tout en garantissant des règles claires : chaque euro cotisé donne exactement les mêmes droits à tout le monde, dès la première heure travaillée, protégeant ainsi efficacement les carrières hachées et modestes.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 2470
4 solutions proposées
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Je propose la mise en place d'une retraite par capitalisation sociale à points pour sauver notre modèle.
Je ne suis pas un expert de l'économie, et il appartiendra aux économistes de fixer les règles précises, mais cette solution serait extrêmement rentable pour la société. L'argent n'est pas placé en bourse : chaque euro cotisé va dans une cagnotte publique et achète des points. L'État offre des points bonus gratuits pour compenser la pénibilité physique des métiers les plus durs.
Le calcul est transparent et accessible à tous :
• Le calcul des points par le salaire : sur un salaire de 2 000 € brut, l'État prélève 300 € de cotisations par mois. Avec la règle « 10 € cotisés = 1 point », l'ouvrier achète 30 points par mois, soit 360 points par an. Sur une carrière de 40 ans, il accumule ainsi 14 400 points par son travail.
• L’ajout des points bonus « Pénibilité » (+50 %) : comme son métier dans le BTP abîme son corps, l'État lui offre un bonus de +50 % de points gratuits, soit 7 200 points offerts. Sa cagnotte totale monte alors à 21 600 points.
• La conversion finale à 1 800 € par mois : au moment de la retraite, chaque point donne droit à 1 € par an. Ses 21 600 points se transforment en une pension de 21 600 € par an. En divisant cette somme par 12 mois, l'ouvrier touche exactement 1 800 € de retraite par mois à vie.
À l'inverse, un médecin généraliste avec un très gros salaire accumule lui aussi des points. Mais comme son métier n'use pas son corps de la même manière, il reçoit 0 % de points bonus et sa retraite est plafonnée par l'État autour de 2 000 € par mois.
Ce système de points est bien meilleur que notre modèle actuel, car il devient enfin lisible et récompense directement la fatigue du travail. Il surpasse aussi le système américain, car l'argent reste public et protégé, garantissant que les classes populaires et les plus démunis ne soient pas abandonnés au profit de la bourse.
Pour que cette justice sociale soit totale, l'attribution des points gratuits ne se limitera pas à la seule fatigue physique, mais s'adaptera à la réalité de chaque métier. L'État et les partenaires sociaux définiront une grille de critères modernes prenant en compte toutes les formes d'usure professionnelle. Ainsi, des points bonus spécifiques seront accordés pour le stress intense et la charge mentale, les horaires décalés ou le travail de nuit, le risque de danger immédiat ou encore l'exposition prolongée à des environnements toxiques. Ce barème sur mesure permettra de protéger chaque travailleur selon la réalité de son quotidien.
L'immense avantage de ce système est qu'il permet de ne plus fixer d’âge légal de départ obligatoire. Chaque citoyen est totalement libre d’arrêter de travailler quand il le souhaite. Grâce à la transparence des points, chacun sait exactement, au centime près, combien il touchera chaque mois en fonction du moment où il décide de partir. Il n'y a plus aucune incertitude liée à un nombre d'années obligatoire ou à des réformes surprises : les règles sont claires, nettes, précises, et chacun prend sa décision en toute conscience.
Ce système de points est bien meilleur que notre modèle actuel, car il devient enfin lisible et récompense directement la fatigue du travail. Il surpasse aussi le système américain, car l'argent reste public et protégé, garantissant que les classes populaires et les plus démunis ne soient pas abandonnés au profit de la bourse.
Cette proposition est avant tout une base de réflexion citoyenne : elle n'est pas exhaustive et ne prétend pas être parfaite en l'état. Consciente que la réalité économique et législative impose des contraintes complexes, je sais que cette idée est perfectible et nécessite peut-être des ajustements techniques majeurs. Elle est ouverte à la discussion et chacun, qu'il soit citoyen, économiste ou décideur politique, est pleinement invité à y apporter des améliorations, des corrections ou des compléments. L'objectif n'est pas de figer un modèle absolu, mais de lancer un débat nécessaire et de construire ensemble des solutions durables pour notre société.
La seule solution qui fonctionne dans d’autres pays : création d’un fonds souverain pour faire la transition d’un modèle par répartition vers un mixte répartition / capitalisation avec la possibilité de financer plus de justice sociale. Les Allemands viennent de créer leur fonds souverain. Où trouver l’argent ? Un emprunt d’État auprès des Français qui pourraient transférer une partie de leur livret A (450 milliards d’euros) pour un taux de rendement un peu meilleur (1,7 % -> 3 %). Il suffirait de 20 % de ces fonds. Sachant que nous (l’État français) achetons l’argent à 5 % et demain plus, nous gagnons déjà 2 % sur 100 milliards, c’est déjà 2 milliards à redistribuer.
Oui, et l’âge de la retraite était statistiquement celui du décès, ce qui a permis son acceptation par le patronat de l’époque alors que maintenant, il a augmenté d’une vingtaine d’années.
Merci à Mitterrand d’avoir augmenté le déficit des retraites en diminuant brutalement de 5 ans l’âge légal de départ, et en faisant croire que c’était possible de continuer ainsi. (Je précise que je suis totalement apolitique, ayant vu les dégâts occasionnés par tous les gouvernements successifs.)
Il est clair que notre système est obsolète, mais comment concilier des retraités ayant travaillé toute leur vie et touchant parfois une misère, des jeunes ne trouvant pas de travail, des actifs pressurés et un futur, niveau embauche, très noir ?
Après les cols bleus licenciés à cause de l’automatisation puis la décentralisation des usines, cela va être le tour des cols blancs, de plus en plus remplacés par des IA.
Qui paiera les retraites ?
Il va falloir compenser les manques à gagner des salaires très bas pratiqués par les entreprises, et par le nombre grandissant de chômeurs.
Donc glisser d’un système par répartition à un autre système permettant de moins taxer l’emploi, par exemple en taxant les entreprises ultra-bénéficiaires, qui distribuent des millions à leurs actionnaires pour compenser la perte :
- taxer les machines-outils,
- taxer l’IA,
- taxer les dividendes payés aux actionnaires à la source…
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