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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 2386

Aujourd'hui, en France, c'est le taux d'emploi qui est trop bas : on entre trop tard et on sort trop tôt. Il faut des filières plus adaptées à notre demande d'emploi.

Il faut bien sûr des ingénieurs, mais il faut aussi des emplois moins qualifiés où ça ne sert à rien d'aller faire des études supérieures. Il faudrait un lien entre l'orientation professionnelle et la demande de notre économie (par exemple, nous ne devons pas rester le pays du monde qui forme le plus de sociologues alors que les débouchés sont presque nuls).

En outre, pour les seniors, après 50 ans, ça devient de plus en plus compliqué de rester actif... Pourquoi n'arrive-t-on pas à garder ces personnes au travail ? Doit-on envisager des contrats spécifiques ? Des aménagements de temps en fonction des restrictions médicales ? Côté employeur, doit-on créer des CDD seniors de 5 ou 10 ans ? Avec des allègements de charges ?

Bref, ce n'est pas si simple, mais il est sûr que, dans le pays, nous avons besoin de plus d'actifs qui travaillent.

Depuis Gironde (33) · 7 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 5300Niveau : État

Créer les conditions favorables à la rencontre entre chercheurs d’emploi et employeurs :
- présentation de métiers en tension, d’artisanat d’art ou d’avenir lors de forums dans les collèges et de visites d’entreprises en coordination avec les CCI, sur les réseaux sociaux, contraindre les médias d’information en continu à réserver un temps d’antenne à cette fin
- rétablir les aides à l’alternance dans leur entièreté
- adapter le niveau scolaire des métiers manuels pour attirer d’autres profils (deux niveaux différents pour les enseignements généraux)
- plateformes dédiées pour trouver les offres d’alternance, de stages, de VIE, d’emplois saisonniers, de CDD et CDI ou de transmission d’un savoir-faire artisanal exceptionnel (des métiers se perdent avec le vieillissement de la population)
- lever les freins à la mobilité géographique : soit avec un système de location de logement comme en Pologne (pas de garant, expulsion si loyer non payé même en période hivernale), soit avec la mise à disposition de logements pour une période limitée couvrant a minima la période d’essai (réhabilitation de bâtiments publics non utilisés ou construction de logements spécifiques au lieu des HLM), accessibles également aux saisonniers.
- bilan de compétences pour les demandeurs d’emploi, aide pour rédiger leur CV et se présenter en entretien, accompagnement psychologique si besoin.
- accompagnement poussé à la recherche d’emploi pour les allocataires du RSA, avec des stages de réinsertion et des formations obligatoires.
- accompagnement pendant la période d’essai d’un conseiller Pôle emploi qui viendra faire des points réguliers en entreprise et prise en charge de formations complémentaires identifiées comme nécessaires.
- suppression du RSA si la personne refuse de se former ou de travailler alors qu’elle est en capacité.

Depuis Yvelines (78) · 14 octobre
Solution n° 6696Niveau : État

On entre trop tard :
Effectivement, l’Éducation nationale pousse nos enfants vers des études de plus en plus longues, sans pour autant leur assurer un emploi dans la filière concernée, et bien souvent sans rapport avec leurs capacités. Une réforme importante est nécessaire de ce côté-là (voir la proposition plus loin). Les solutions sont à rechercher, sans doute, dans la rubrique concernée parmi les propositions de solutions du cahier de doléances.
Natacha Polony a beaucoup travaillé le sujet, et les articles dans la revue l’Audace de septembre nous fournissent quelques pistes.

On sort trop tôt :
C’est, à mon avis, à la fois vrai et à la fois inexact.

Car tout dépend du métier exercé. Entre un métier, par exemple de maçon ou couvreur (physiquement éprouvant et par tous les temps) et un métier d’architecte (pour rester dans le bâtiment), le temps passé aux études et l’âge de départ dans la vie active ne sont pas comparables, pas plus que les efforts fournis durant une quarantaine d’années.

Si l’on parle d’égalité dans la durée d’exercice, 40 ans par exemple, l’un est sévèrement éprouvé quand le second l’est moins.
Il vaut mieux parler d’équité, les années physiquement éprouvantes sont majorées par un coefficient.

S’il est vrai que la durée en retraite a augmenté (en 1970, les départs à 64 ans permettaient d’envisager une quinzaine d’années de retraite, contre près de 24 ans pour la génération 1960), ainsi que le nombre de retraités (en 2000, il y avait environ 9,7 millions de retraités dans le régime général tous droits confondus, selon les données de l’Insee. Pour 2025, selon les données de l’Assurance retraite et du Conseil d’orientation des retraites (COR), on estime le nombre total de retraités à environ 17,9 millions tous régimes confondus), ce qui provoque une pression fiscale accentuée, et a pour conséquence une incitation à augmenter le nombre d’années de cotisation. Seulement :
- Le système actuel ne permet pas une conversion de fin de carrière.
- Quand les offres d’emploi sont nettement inférieures au nombre de personnes en recherche, garder les personnes dans leurs postes n’arrange en rien le taux de chômage.
- Les revenus ou les conditions de vie pour beaucoup de retraités ne permettent pas d’extras. Ils s’isolent progressivement.
- Le difficile passage d’une occupation à temps plein à des journées sans but.

Une autre voie, diminuer progressivement le temps effectif dans la profession (salaire diminué d’autant) compensé par des emplois rémunérés sans charges au service des communautés (locale, départementale) selon les compétences ou les aspirations de chacun (formation, garderie, aide aux associations, etc.).
Ou encore chez le même employeur (ou un autre) pour former de jeunes apprentis, la perte de salaire et des charges de l’un compense la progression de l’autre.
Puis une diminution d’heures de travail pour du temps libre.
Des formations sont peut-être nécessaires (pour former un jeune, il ne suffit pas de bien connaître son métier), cela demande donc une anticipation.

L’âge de la retraite est repoussé et accepté, diminution de la pression fiscale, formation des jeunes, stabilité pour les employeurs.

Depuis Vendée (85) · 18 octobre

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