Comment redonner la parole et la prise de décision aux gens ? Pas à une élite devenue « faussement démocratique », car aujourd'hui, on ne vote, nationalement, qu'une fois tous les 5 ans pour choisir entre la peste et le choléra au second tour (le premier tour est totalement anecdotique vu la pléthore de candidatures…).
Cahier de doléances · Autre sujet
Problème n° 2358
2 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Pourquoi ne pas supprimer le Sénat et instaurer une commission citoyenne de 150 à 200 personnes tirées au sort tous les ans (de la moitié pour faire un roulement) et que ces personnes « du peuple » puissent travailler sur les lois et en proposer en complément de l’Assemblée nationale ? Ça éviterait peut-être d’avoir des propositions totalement hors sol avec les préoccupations des gens.
Je pense qu’on se trompe un peu de cible en se concentrant uniquement sur la présidentielle, qui reste difficile à réformer. Le véritable levier, selon moi, c’est l’Assemblée nationale. Il faut lui redonner du poids, mieux représenter la population et permettre aux citoyens de peser davantage sur les décisions.
Je verrais quatre pistes :
**1. Renouveler l’Assemblée par moitié à mi-mandat.**
Cela permettrait aux électeurs de corriger ou de sanctionner la politique menée sans attendre cinq ans. Un renouvellement partiel, comme au Sénat, éviterait de transformer chaque élection en référendum pour ou contre le président. Le risque reste évidemment de compliquer la formation de majorités. J’ajouterais une dose de proportionnelle pour mieux représenter les différentes sensibilités politiques.
**2. Faciliter l’accès aux mandats pour les citoyens ordinaires.**
Aujourd’hui, un fonctionnaire peut retrouver son poste après un mandat, alors que la situation est bien moins sécurisante pour un salarié du privé ou un indépendant. Il faudrait renforcer les garanties de retour à l’emploi, prévoir des formations et encadrer les conflits d’intérêts. La politique ne devrait pas être réservée à ceux qui peuvent se permettre de prendre un risque professionnel.
**3. Limiter à deux mandats consécutifs.**
Cela favoriserait le renouvellement et éviterait les carrières politiques interminables. Mais il ne faut pas être naïf : on risque aussi de perdre des élus expérimentés et de renforcer le pouvoir des administrations ou des lobbyistes. Cette limitation devrait donc être réfléchie, notamment pour les petites communes où trouver des candidats est déjà compliqué.
**4. Donner aux citoyens un droit d’intervention exceptionnel.**
Je serais favorable à une évolution du référendum d’initiative partagée, avec un double seuil de soutien : par exemple 5 % des électeurs inscrits et 10 % des parlementaires. Je limiterais ce dispositif à deux référendums par mandat présidentiel.
Les sujets devraient être précisément définis et contrôlés par le Conseil constitutionnel. Pas question de permettre la destitution d’un président ou le renversement d’un gouvernement par ce mécanisme. L’objectif n’est pas de retrouver l’instabilité de la IVe République.
Le Parlement devrait d’abord examiner la proposition, avant un éventuel référendum. Ce dispositif doit rester une exception, pas devenir une manière de gouverner au quotidien.
**Au fond, mon idée n’est pas de remettre en cause la démocratie représentative, mais de la rééquilibrer.** Des députés plus indépendants, une Assemblée plus représentative, des élus issus de milieux plus variés et des citoyens qui disposent d’un véritable moyen d’intervention entre deux élections.
Parce que la démocratie ne devrait pas se résumer à déposer un bulletin dans une urne tous les cinq ans.
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