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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 2296

Je suis dirigeant de PME. Ce matin, un collaborateur revient d'arrêt maladie, pas bien en forme et, visiblement, pas en état de travailler. Mais nous ne sommes pas médecins. Nous sommes le 5 octobre. Nous sollicitons la médecine du travail pour nous aider à trouver une solution. Elle nous propose un rendez-vous mi-novembre, soit un mois et demi plus tard. Et encore, il nous faut aussi l'accord de notre collaborateur pour valider ce rendez-vous.

L'impact est multiple. Sur sa santé tout d'abord, sur le rythme de production, mais aussi sur les équipes qui ne comprennent pas qu'il soit possible de venir travailler sans être en capacité de le faire.

J'ai calculé le prix moyen d'une visite à la médecine du travail sur les quatre derniers exercices : 380 € la visite ! Et pour ce prix, il s'agit d'un entretien infirmier. Au cours d'une rencontre avec mon syndicat professionnel, j'ai eu l'occasion de questionner le directeur de notre service de médecine du travail sur les délais de rendez-vous incompatibles avec nos obligations et notre activité. Sa réponse : nous n'avons pas assez de moyens. À ce prix-là, nous sommes en droit d'attendre mieux que ce constat d'impuissance.

Depuis Sarthe (72) · 7 octobre

1 solution proposée

Solution n° 2297Niveau : État

Il y a environ 4 500 médecins du travail en France. J’imagine les remettre en médecine générale sur le terrain, dans les déserts médicaux. En contrepartie, instaurer pour chaque salarié une visite annuelle chez son médecin généraliste pour valider son aptitude au travail, visite pouvant être prise en charge par l’entreprise. Même à un taux majoré, nous serions bien loin du coût moyen actuel d’une visite à la médecine du travail (380 €/visite). L’intérêt serait double : repeupler les déserts médicaux et réduire les contraintes et les coûts pour tout le monde. Un médecin généraliste est tout à fait apte à déterminer si un patient est apte à travailler ou non : c’est lui qui délivre actuellement les arrêts de travail et leur durée. De plus, il connaît mieux que quiconque l’environnement médical, familial et social de ses patients.

La solution radicale serait donc de supprimer la médecine du travail. La solution intermédiaire serait de limiter ce « service » à son strict minimum pour les cas d’incapacité les plus compliqués. Quoi qu’il en soit, remettre ces médecins sur le terrain permettrait, sans aucun coût supplémentaire, de résoudre deux problèmes assez simplement (déserts médicaux et service effectif auprès des entreprises et des salariés). Cela irait par ailleurs dans le sens de la simplification.

Car aujourd’hui, la question se pose : entre les prérogatives des médecins généralistes et le rôle des médecins-conseils de la CARSAT, à quoi sert la médecine du travail ?

Depuis Sarthe (72) · 7 octobre

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