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Cahier de doléances · Démocratie

Problème n° 209

Je crois qu’il faudrait réintroduire une forme de service obligatoire pour tous les jeunes. Pas forcément uniquement militaire : cela pourrait être un service civique, écologique, sanitaire, social ou de sécurité civile. Mais un vrai temps commun, suffisamment long pour avoir du sens. Une période où l’on sort de son milieu, où l’on rencontre des jeunes que l’on n’aurait jamais croisés autrement, où l’on apprend à être utile, à respecter des règles, à travailler en équipe et à prendre soin d’un bien commun.
Nous parlons beaucoup de nos droits, et c’est essentiel. Mais une société tient aussi parce que chacun accepte d’y contribuer.
Une année donnée à son pays ne me paraît pas être du temps perdu. Cela pourrait au contraire redonner du sens à l’idée de citoyenneté et recréer un peu de ce qui nous rassemble.

Depuis Côtes-d'Armor (22) · 4 octobre

5 solutions proposées

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Solution n° 1972Préférée des inscritsNiveau : État

Il est peut-être compliqué de remettre en service les casernes.
J'ai 68 ans et j'ai fait mon service à Laval. Je suis un Nordiste.
J'ai côtoyé des Bretons, des Réunionnais, un Alsacien, etc.
C'est un enrichissement, et cela crée des liens et contribue à souder un peuple.
Le plus simple serait un service de 6 mois en soutien des hôpitaux, des pompiers, de l'entretien et de l'aménagement de nos paysages, au contact de la vraie vie, en restant près de son domicile.
Mais on n'aurait pas le bénéfice du brassage de population.
Il y a le problème de l'hébergement s'il n'y a plus de casernes.
À voir.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 6 octobre
Solution n° 2783Niveau : État

Comme je l’ai indiqué dans une autre proposition concernant l’école, j’ai passé neuf ans dans une école japonaise. L’une des différences qui m’avaient le plus marqué avec le système français concernait le calendrier scolaire. Au Japon, nous avions environ un mois de vacances d’été, ainsi qu’une dizaine de jours au printemps et en hiver. En France, les élèves ont deux semaines de vacances toutes les six semaines environ, auxquelles s’ajoutent les longues vacances d’été.

Après avoir eu trois enfants, je me suis progressivement demandé si cette organisation était réellement la meilleure. Je trouve notamment que cette succession de périodes scolaires relativement courtes et de vacances morcelle beaucoup les apprentissages. Elle complique également la vie des familles : il faut trouver régulièrement des activités pour les enfants, alors que toutes les familles n’ont pas les moyens de partir à la campagne, à la mer ou aux sports d’hiver.

Et lorsque ces solutions ne sont pas accessibles, les enfants peuvent facilement se retrouver face à un smartphone, une tablette ou un écran. Nous devons proposer aux jeunes d’autres expériences suffisamment riches pour leur donner envie de sortir, d’agir et de rencontrer les autres.

Je pense donc qu’il serait intéressant de réfléchir à une diminution de certaines périodes de vacances, en réorganisant une partie de ce temps autour de véritables semaines citoyennes, notamment dans le secondaire.

Notre pays dispose d’un tissu associatif extraordinaire : associations sportives, humanitaires, aide aux personnes âgées ou handicapées, protection des animaux, environnement, solidarité, culture, etc. Pourquoi ne pas permettre aux adolescents de consacrer régulièrement une semaine à l’une de ces structures ?

L’objectif ne serait pas de transformer les vacances en une nouvelle forme d’école. Au contraire, il s’agirait de proposer aux jeunes une expérience différente : être confrontés au réel, agir concrètement, travailler avec d’autres, prendre des responsabilités et découvrir des personnes et des milieux qu’ils ne rencontrent pas nécessairement dans leur quotidien.

Une telle expérience pourrait avoir une véritable valeur éducative. Elle permettrait de développer le sens du collectif, l’autonomie, la responsabilité et le goût de l’action. Elle pourrait également contribuer à réduire la place des écrans, réel fléau dans nos sociétés, en donnant aux jeunes des raisons concrètes de s’en détourner.

L’école ne devrait pas seulement transmettre des connaissances. Elle devrait aussi préparer les jeunes à devenir des citoyens capables de participer à la vie de la société. Des semaines consacrées à l’engagement, au service des autres et à l’action pourraient constituer un excellent complément à l’enseignement traditionnel.

Depuis Paris (75) · 8 octobre
Solution n° 2612Niveau : État

Proposer des actions nationale écologique, sanitaire, social ou de sécurité civile
comme le font certaines associations avec une petite récompense (accès concert, vacances, avoir accès en priorité à quelques soutient locaux)

Depuis Loire-Atlantique (44) · 7 octobre
Solution n° 3274Niveau : État

Je partage votre conviction. Une société ne tient pas seulement par les droits qu'elle garantit, mais aussi par ce que chacun accepte d'y apporter. Et il n'existe presque plus de lieu où un jeune de banlieue, un fils d'agriculteur et une future élève de grande école partagent le même quotidien.

Une réponse sérieuse doit pourtant partir de l'expérience récente, car c'est sur ce sujet que les promesses ont le plus déçu. Le service national universel, lancé en 2019, devait concerner toute une classe d'âge, environ 800 000 jeunes par an. En 2023, il en a accueilli 40 000. La Cour des comptes a estimé sa généralisation entre 3,5 et 5 milliards d'euros par an, sans compter environ 6 milliards d'investissements dans les bâtiments. Et il ne s'agissait que de quelques semaines. Une année obligatoire pour tous exigerait des dizaines de milliers d'encadrants et de vraies missions. Mal préparée, elle produirait l'inverse de ce que vous souhaitez : de la contrainte sans le sens.

Je propose donc deux étages, finançables et tenables.

Le premier est obligatoire, et il part de ce qui existe déjà. Depuis 2024, tous les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer deux semaines de stage en juin. Cette quinzaine peut devenir un premier temps de service, étendu à la voie professionnelle. Une semaine loin de chez soi, en hébergement collectif, avec des jeunes d'autres lycées et d'autres territoires, consacrée aux gestes qui sauvent et à la sécurité civile. Puis une semaine de mission d'intérêt général : hôpital, association, collectivité, caserne de pompiers, chantier de restauration de la nature. Le créneau existe et le calendrier scolaire est déjà fixé. Un déploiement par académies volontaires permettrait une généralisation en quatre ans.

Le second, c'est l'année donnée à son pays que vous décrivez. Elle reste volontaire, mais elle devient un droit : tout jeune qui le demande se voit proposer une mission dans les trois mois. Service civique, réserve, nouveau service militaire volontaire et sapeurs-pompiers volontaires, qui représentent près de huit pompiers sur dix et dont dépend la sécurité civile du pays. Aujourd'hui, nous faisons l'inverse. En 2026, les crédits du service civique ont baissé de 114 millions d'euros, et les missions ont été gelées près de deux mois, faute de budget. On ne peut pas appeler les jeunes à s'engager et fermer la porte à ceux qui frappent. L'objectif devrait passer de 135 000 à 200 000 volontaires par an.

Cette année doit compter vraiment. Depuis 2017, la loi permet aux universités de valider un engagement en crédits de diplôme, mais seulement si l'étudiant le demande. Cette validation devrait être automatique pour une année de service accomplie, partout. L'année ouvrirait aussi un abondement du compte personnel de formation pour ceux qui ne vont pas à l'université.

Coût de l'ensemble à pleine charge : de l'ordre de 1,3 milliard d'euros par an, avec une montée en charge progressive.

Une quinzaine obligatoire pour tous, et une année ouverte à tous ceux qui la veulent. Si cette année volontaire prend, il sera temps d'aller plus loin. Mieux vaut un dispositif financé et réellement tenu qu'un service universel annoncé en grande pompe et qui finirait, comme le précédent, à quelques pour cent d'une classe d'âge.

Depuis Alpes-Maritimes (06) · 9 octobre
Solution n° 8379Niveau : État

Je suis d’accord avec cette idée de service obligatoire pour tout ce qu’elle apporte mais je me demande si nous ne parlons pas là d’une époque révolue. En effet au temps du service militaire les classes scolaires étaient bcp moins variées et en effet le service permettait la mixité, l’entraide etc. Ne pouvons-nous pas plus simplement enseigner l’entraide et l’empathie dans nos écoles dès le plus jeune âge comme dans le modèle scandinave ? Je vois les amies de ma fille (8 ans) avec une affirmation de soi tellement forte et une priorisation de soi tellement imposante que cela fait peur…

Depuis Haute-Savoie (74) · 28 octobre

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