La vision claire et partagée des modes de financement des retraites (privé, fonction publique…) est complètement opaque. Qui finance quoi ? Les règles sont différentes et injustes. Ce qui laisse place aux spéculations démagogiques et à l’inaction.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 2080
4 solutions proposées
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Mener un chantier factuel sur l’état des lieux, sans idéologie partisane, et les solutions apparaîtront naturellement.
Par exemple, un fonctionnaire cotise 10 % de ses revenus, là où un privé en cotise 27. J’ai fait mouliner une IA et, en passant à 15 % pour les fonctionnaires et en intégrant leurs primes en contrepartie, l’Assurance retraite serait à l’équilibre, voire gagnerait 6 Mds par an ! Une augmentation de 1 % par an me paraît possible.
Auditer les retraites des immigrés rentrés dans leurs pays : là aussi, des gains sont à prévoir sur les retraites versées à des personnes « parties »…
Et on ne compte pas ce que cotise un salarié du privé en retraite complémentaire pour arriver a celui d'un fonctionnaire. Une seule caisse ou chaque cotisation ouvre a des droits. Libre à ceux qui veulent cotiser plus de le faire pour élargir ses droits.
Afin pour la pénibilité, permettre à ceux qui touchent des primes de pénibilité des les placer pour partir plus tôt et que ceux qui ont des métiers pénibles sans primes, qu'ils aient une majoration pour le temps qu'ils ont passé dans cette fonction. Il ne faut donc pas parler de métier pénible mais de tâches usantes avec avis médical.
La pension principale d’un fonctionnaire est calculée sur le dernier traitement indiciaire brut, détenu pendant au moins six mois (et généralement l’indice augmente, comme par hasard, l’année du départ en retraite). Le taux est 75 % du traitement indiciaire. Dans le privé, pour la retraite de base, le calcul se fait sur les 25 meilleures années et le taux est de 50 %. On peut donc constater qu’à salaire et carrière identiques, qu’il existe un différentiel de 20 à 30 % existe. Qui paye (à environ 80 %) les retraites des fonctionnaires ? La réponse = l’État (donc, vous et moi). Je propose que la retraite des fonctionnaires soit calquée sur celle du privé et qu’une caisse complémentaire, paritaire (comme Agirc-Arrco), soit créée pour la fonction publique. Un artisan, un commerçant, un indépendant, un salarié lambda n’a pas vocation, via ses impôts, à financer un avantage pour une corporation.
Il faut savoir que le salaire d'un fonctionnaire est composé de traitement et de primes. Intégrer la règle des 25 ans, tous les fonctionnaires sont d'accord, mais il faut y intégrer les primes et le coût de la retraite va encore augmenter. Avec un taux de remplacement de 31 %, comme beaucoup de fonctionnaires, ma retraite est bien basse, alors qu'à salaire identique dans le privé, le taux de remplacement est de 70 %. C'est factuel. Suis-je un privilégié d'avoir 69 % de baisse de revenus à la retraite ? Je vous laisse juger.
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