Le compte CPF est devenu un miroir aux alouettes.
Véritable levier pour les reconversions il y a quelques années, les formations accessibles se sont terriblement réduites. On peut aujourd’hui vous financer un cours de japonais en ligne (avec quelle qualité ?), mais plus certaines formations professionnelles jadis accessibles (sophrologue, art-thérapeute…)…
Est venu s’ajouter un reste à charge conséquent, ces dernières années…
Résultat : nombreux sont ceux qui n’utilisent pas leur crédit avant leur retraite… Un joli petit cochon rose pour l’État et un vrai hold-up pour les salariés…
Cahier de doléances · Emploi
Problème n° 204
8 solutions proposées
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Je ne suis pas un expert, mais je pense qu'il faut absolument décloisonner l'emploi en France. Un diplôme devrait ouvrir plus de portes que sur un emploi précis, au lieu d'enfermer les gens dans des cases.
Mais surtout, il faudrait encourager les entreprises à former, avec une baisse des charges pour leur permettre de prendre le temps de former directement sur le terrain.
Mais aussi avec un élargissement de la VAE.
Réformer France Travail aussi, qui ne transmet pas les candidatures qui ne correspondent pas exactement au profil des offres d'emploi mises en ligne. Toutes les candidatures devraient être transmises aux employeurs. Certaines personnes ont la moitié de leurs candidatures qui ne sont pas transmises. « Ne pas s'étonner du pourcentage de chômage. »
Mais je pense surtout que l'essentiel est de permettre aux entreprises de donner du temps et la chance aux futurs profils, qui ont des qualités adéquates au poste mais pas le diplôme. Du coup, encourager la formation sur le terrain.
Il est indispensable de repenser complètement l'accompagnement de la reconversion. Pas uniquement lorsqu'il y a une perte d'emploi mais aussi et surtout quand c'est le cas. Il existe au moins un système efficace ailleurs dans l'Union Européenne. Cet exemple connu est celui du Danemark. Dans ce pays, quand une personne perd son emploi, elle perçoit pendant deux ans 90 % de son salaire, avec un plafonnement, et un service de l’Etat lui apporte une aide pour se reconvertir et retrouver un emploi.
Voilà qui est complètement vrai. Le compte CPF ne devrait s’appliquer que pour des formations professionnalisantes. J’adore le dessin, mais à moins d’avoir un super niveau où il ne me manque qu’un diplôme, ben c’est du loisir. Si ça ne peut te donner une qualification reconnue pour trouver un emploi, ben c’est juste de la poudre aux yeux. Je pense que pour pouvoir l’utiliser, il faudrait avoir à monter une sorte de projet pour expliquer l’objectif de la formation.
La solution est simple : supprimer le CPF.
Il est nécessaire de revoir toutes les conditions de financement des formations non pas unitairement et par des politiques qui changent du jour au lendemain littéralement, et qui mettent en danger toute la filière des organismes de formation, mais par une véritable politique pluri-annuelle qui ne ferme pas les yeux sur les déficits antérieurs mais tient réellement compte de l'équilibre possible sur une durée qui permet à des entreprises de se projeter et avec un délai de changement qui leur permet de s'adapter sans mourir (contrairement à ce que nous vivons en 2026)
Le CPF n’est plus viable en l’état.
Si l’employeur ou la branche n’abondent pas le compte, les formations sont irréalisables et le reste à charge est onéreux surtout quand c’est son droit.
Pour mettre une formation sur le site, c’est très difficile mais la qualité de la formation n’est pas demandée. Il faut juste bien faire ses documents et une formation « mer***** » sera proposée.
Il faut redonner aux OPCO le droit de regard et le financement des formations.
Il faut supprimer l’État dans ce thème car il a alourdi le processus et qu’il a fait un déficit là où il n’y en avait pas
Juste pour que l’on puisse penser sereinement. Le CPF n’est pas de l’argent mais du droit ! Sa monétisation est un message envoyé aux opérateurs, dont je fais partie, de se calmer sur les coûts de formation ! Aujourd’hui les gros opérateurs historiques facturent des titres pro plus de 8 000 € (actions de formation conventionnées, donc sur des fonds issus des impôts) avec une mise en en emploi qui n’atteint pas les 25 %, les petits opérateurs forment sur ces mêmes titres pro pour la moitié du prix et ont une mise en emploi de plus de 75 % sur justement le CPF, qui est un fonds cotisé (ces chiffres cités un peu vite, viennent du Céreq ils deviennent difficiles à trouver mais avec un peu d’effort).
Concernant les OPCO, je suis désolé mais la dilapidation des fonds vient bien de ces organismes, en tant que professionnel j’assiste à des financements carrément indécents de leur part, et parfois avec des règles douteuses et se permettent encore de passer au-dessus des règles fixées par France compétences. Pour l’exemple des art-thérapeutes, je vois au moins 6 formations finançables par les fonds mutualisés (CPF, transition, professionnalisation, etc.).
Le vrai sujet du CPF est qu’en 2017, lorsque personne ne connaissait son existence, son enveloppe était de 8 milliards. En 2023 alors que l’on a signalé une fraude inacceptable de 30 millions d’euros, son enveloppe était de 1,5 milliard. En 2017 il était géré par les OPCO, ça pique hein ?
Si effectivement il est légitime de se questionner, je peux témoigner que le CPF met quotidiennement des personnes en emploi, et la Caisse des dépôts gère ce fonds bien mieux que les OPCO pour les opérateurs et les usagers. Juste mes deux « sous » de participation…
Il y a trop d’organismes de profession totalement bidons et chers notamment envers la jeunesse avec de pseudo-diplômes. On doit leur supprimer les agréments
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