Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Environnement

Problème n° 191

Cet été, j’ai traversé la France de Toulon à Saint-Brieuc par les routes départementales. Ce trajet m’a profondément marquée.
Pendant deux jours, uniquement sur les routes départementales, j’ai vu des paysages brûlés par les incendies ou desséchés, des terres jaunies, des cours d’eau à sec. J’en suis rentrée réellement inquiète. Je ne veux pas d’une écologie uniquement faite d’interdictions individuelles, de culpabilisation ou de petites mesures symboliques. Je voudrais une politique beaucoup plus ambitieuse de protection de notre territoire : l’eau, les sols, les forêts, l’agriculture, les paysages. Nous avons un pays magnifique. Le protéger devrait être un projet collectif majeur, au même titre que l’éducation ou la santé.

Je ne veux pas simplement m’inquiéter de ce que nous allons laisser derrière nous. Je veux que nous prenions enfin soin de ce que nous avons.

Depuis Côtes-d'Armor (22) · 4 octobre

9 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 892Préférée des inscritsNiveau : État

Les candidats à la présidence devraient intégrer les recommandations des scientifiques dans leur programme, puisque l’écologie est un enjeu majeur pour notre existence à tous. Mais jusqu’à présent, les préoccupations écologiques ont peu « transpiré » dans les votes des Français…

Présenter l’écologie, la protection de l’environnement comme enjeu majeur de l’avenir, au travers de programmes réalistes et programmés (investissements des entreprises et de l’État, applications territoriales financées, éducation de tous…) qui attireront les votes.

Depuis Loiret (45) · 5 octobre
Solution n° 5447Niveau : commune

Sur le point précis de la sécheresse des sols et des inondations je dois vous informer ou vous rappeler qu’entre 1950 et 2000 la longueur totale du réseau des fossés et des canalisations de pluviales a considérablement diminué. Entraînant sécheresse en ruralité et inondation des villes en aval. Les politiques routières « sans fossé » pour la sécurité ont été trop loin. Puis l’économie avec la surutilisation des buses qui accélèrent la vitesse de passage de l’eau. Il faut réinvestir ces questions pratiques et pour refaire grandir ces réseaux hydriques fondateurs de nos campagnes, protecteurs de nos villes. Globalement il faut recréer des fossés pour retrouver la gestion adaptée à nos eaux de pluie pour ralentir les flux importants des pluies avant leurs convergences vers les villes en aval. Ces mêmes fossés seraient aussi bien utiles pour conserver des km en réseaux de fraîcheur et d’humidité des sols car la présence de l’eau y est beaucoup plus longue que son passage à travers les buses, provoquant ainsi des rafraîchissements pérennes.
En cerise sur le gâteau ! La biodiversité adore ce type de milieu transporteur !
Si contre le réchauffement on est impuissant sur ce type de gestion on peut beaucoup…

Depuis Hérault (34) · 14 octobre
Solution n° 1712Niveau : État

Autres pistes :
- Développer une industrie du réemploi et du recyclage (source de souveraineté vu l'absence de matières premières en France).
- Avoir une politique volontariste de stockage et de distribution de l'eau (surabondante en hiver, absente en été).
- Créer des partenariats entre pays pour financer un développement durable dans un pays partenaire moins avancé.
…

Depuis Var (83) · 6 octobre
Solution n° 4456Niveau : État

Sans appeler à la décroissance, il est difficile de faire prendre conscience qu’il faut désormais être plus attentifs à nos habitudes de consommation. Comme, malheureusement, tout est corrélé, on ne peut agir sur un domaine sans toucher à un autre. Ce qui me fait aussi (en sus de notre pauvre nature maltraitée) mal au cœur en traversant nos petites villes et villages de France, ce sont toutes ces jolies maisons de bourg laissées à l’abandon, en décrépitude parce que personne n’en veut : rénovation trop onéreuse, bourg non desservi par service public ou transport.
Solution : arrêter d’encourager la construction neuve (artificialisation des sols, RT avec matériaux au rabais) et concentrer la recherche et l’innovation du BTP sur la rénovation. Sur l’agglomération de Nantes, seule une commune, je crois, propose des incitations fiscales pour une rénovation complète alors que la construction neuve est encouragée fiscalement… à travers les multiples niches fiscales au seul profit des banques et des gros acteurs du BTP ainsi que des périphéries des agglomérations et au détriment du reste du territoire !
Cela, bien évidemment, suppose de repenser le territoire globalement pour le transport, les services, le logement…
Et qui va enfin s’attaquer à cette aberration en France de tirer la chasse d’eau avec de l’eau potable ?!!!!
Où sont les ingénieurs ?

Depuis Loire-Atlantique (44) · 13 octobre
Solution n° 4696Niveau : État

Il faut sortir de l’écologie environnementaliste que pratiquent certaines de nos villes en espérant s’acheter une vertu par la plantation de quelques arbres tout en donnant l’illusion que nous pourrons ainsi maintenir notre mode de vie.
Il faut aborder ce thème sous l’angle des pénuries de ressources dans un contexte géopolitique où notre destin risque de nous échapper.
Il faut réfléchir avec nos propres ressources, forces et faiblesses. Se penser comme élément d’un écosystème et non comme un être supérieur destiné à dominer tout ce qui l’entoure.
Penser avec la dénatalité qui s’installe dans le monde entier y compris dans notre pays.
Questionner la métropolisation et ses impacts délétères, sur le plan écologique mais aussi anthropologique, avec la pensée magique qu’elle nous instille en nous déconnectant totalement de la nature et de sa physicalité (voir ma contribution sur la ZAN qui est une solution conceptuellement louable mais qui risque d’accentuer la concentration de l’habitat).
A contrario, revoir les règles d’urbanisme afin de réduire l’impact écologique de chaque bâti : pas de parking ou d’allées bitumées, réfléchir à des constructions sur pilotis… Il faudra être créatif !
Penser la politique du logement en ne se limitant pas à la construction de nouveaux logements mais en la liant à l’aménagement du territoire (logements vacants dans la diagonale du vide).

Depuis Loire-Atlantique (44) · 14 octobre
Solution n° 4108Niveau : État

Nous sommes ce que nos sens nous renseignent, ou nous ont enseigné dans le passé. Nous ne comprenons que si nous savons.
Il me semble que l’on ne peut pas prendre conscience de quelque chose si on n’a pas ressenti cette chose. Cette chose est un effet, il faut avoir le courage de connaître la/les causes qui l’ont provoquée.
L’intervenant qui pose le problème a vu et ressenti une inquiétude. D’où son souhait de solution.

C’est justement ce qu’il manque à la plupart des citoyens : ressentir. Puis comprendre.
Encore plus quand on vit dans un centre urbain, sans contact avec autre chose que des bâtiments en béton.

Toutes les mesures, aussi justes soient-elles, n’auront qu’un impact : le sentiment de l’écologie punitive.

D’autant qu’en cherchant les causes puis les solutions, on arrive inévitablement à corriger notre façon de vivre.

La solution, c’est avant tout de montrer les effets sensibles, de commenter ces effets que chacun peut ressentir. Par exemple, ces périodes de canicule n’ont pas été agréables pour beaucoup. Les seuls débats qu’on nous a offerts, clim ou pas clim !

Le vrai débat, puisque l’effet est ressenti désagréable, doit être expliqué, que les causes soient décrites par les scientifiques. Débattre entre ceux qui sont d’avis contraire. Il est important que ceux qui pensent, par exemple, que l’humain n’est responsable en rien, soient présents et donnent leurs chiffres.

Dès la compréhension des causes des problèmes et de leurs conséquences ; les solutions pourront être convoquées, et l’acceptation des renoncements nécessaires sera acceptable.
Y compris des solutions qui ont été hier refoulées.

Il faut donc un État convaincu, une information permanente sur les effets que certains ressentent, et des formations pourquoi pas obligatoires (par exemple les fresques du climat 3 heures environ).

Ensuite tout est possible.
La convention citoyenne a rassemblé des gens qui n’étaient pas convaincus voire hostiles. Après leur convention 100 % étaient convaincus et ont proposé des solutions auxquelles personne n’aurait adhéré avant.
J’en ai rencontré, et cela a changé totalement leur perception.

Depuis Vendée (85) · 11 octobre
Solution n° 8326Niveau : commune

Depuis longtemps les expertises ont démontré que nous devrons apprendre à vivre à mieux gérer la ressource en eau, ce bien commun. Afin de concilier écologie et garantir un accès pour tous, je suis favorable à la mesure que certaines collectivités ont adoptée, à savoir, les 25 premiers mètres cubes gratuits, puis un prix de plus en plus élevé selon la consommation.

Depuis Ardèche (07) · 27 octobre
Solution n° 8485Niveau : État

Concernant le reboisement des zones sinistrées (incendies etc.) des villes (parcs, îlot de fraîcheur etc.) et des campagnes (replantation de haies), je propose de faire planter un arbre par chaque élève de 6e de collège à son arrivée au collège, (ou plus tôt dans le cursus)
Un arbre par élève, ça fait 800 000 arbres chaque année, bcp et peu à la fois, ça investit les jeunes, c’est un geste fort la plantation d’un arbre, un grand projet commun pour en plus une vision pour la forêt de demain comme le projet de Colbert, pour la construction de demain, la captation de carbone, le chauffage etc.

Depuis Rhône (69) · 28 octobre
Solution n° 8600Niveau : État

Se rapprocher du mouvement « Un commun accord » de Jean-Marc Jancovici. Initiative citoyenne travaillant sur :
Peut-on manger une nourriture saine et produite en France à un prix abordable ?
Doit-on limiter le développement de l’intelligence artificielle ?
Peut-on s’affranchir rapidement des carburants fossiles sans contraindre la liberté de déplacement ?
Peut-on aménager et développer les territoires tout en préservant les espaces naturels ?
Peut-on continuer à consommer de l’eau comme avant, alors que les sécheresses se multiplient ?
Doit-on réindustrialiser le pays quitte à en assumer les coûts économiques et environnementaux ?

Depuis Gard (30) · 29 octobre

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