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Cahier de doléances · Santé

Problème n° 178

Depuis mon installation dans les Côtes-d’Armor, je n’ai pas réussi à trouver de médecin généraliste.

Je ne raconte pas cela pour me plaindre de ma situation. Je suis autonome, je travaille, je peux me déplacer et, jusqu’à présent, je me débrouille. Mais je prends conscience d’un profond dysfonctionnement. J’ai cherché. J’ai appelé. J’ai écrit. À la CPAM, à différentes administrations et institutions locales, départementales et nationales, jusqu’aux services du ministère de la Santé. J’ai reçu des réponses. Mais aucune n’a résolu le problème.

Chacun m’a indiqué un autre interlocuteur, une autre compétence, un autre niveau administratif auquel m’adresser. J’ai ainsi découvert une organisation dans laquelle tout le monde peut avoir correctement accompli sa mission, alors même que le citoyen reste exactement au même point. C’est peut-être ça qui m’a frappée le plus aujourd’hui dans notre fonctionnement administratif : nous avons organisé la responsabilité de chacun, mais plus personne ne semble responsable du résultat.

Je suis profondément attachée aux services publics. Je ne souhaite certainement pas leur disparition ni leur affaiblissement. Au contraire. Je souhaite pouvoir continuer à vivre dans un pays où la santé, l’éducation, la protection sociale et les services essentiels ne dépendent pas uniquement de ses revenus ou de l’endroit où l’on habite.

Mais préserver les services publics suppose aussi d’accepter de regarder leur fonctionnement avec exigence.

Lorsqu’un citoyen saisit une administration pour un problème relevant manifestement d’un service essentiel, il ne devrait pas avoir à comprendre lui-même l’architecture administrative française, identifier le bon organisme puis recommencer sa démarche.

Depuis Côtes-d'Armor (22) · 4 octobre

5 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 1895+1 personne l’a aussi écritNiveau : État

Est-ce qu'il ne faudrait pas comme c'est déjà le cas pour les pharmaciens kine même les profs d'obliger les médecins à aller s'installer dans les déserts médicaux?

Depuis Loiret (45) · 6 octobre
Solution n° 2576Niveau : État

Obliger les médecins généralistes à proposer des plages horaires ouvertes à tous, sans RDV, plusieurs fois par semaine.

Depuis Loire (42) · 7 octobre
Solution n° 2577Niveau : État

Obliger les médecins généralistes à consacrer un jour par semaine à exercer en dehors de leur cabinet privé, dans une maison médicale de garde par exemple, dans un rayon raisonnable de leur domicile. Prévoir une prise en charge de leur déplacement et de leur hébergement s'ils font deux jours consécutifs ou une garde de 24 h.

Depuis Loire (42) · 7 octobre
Solution n° 2579Niveau : État

Contraindre les médecins qui déclarent ne pas pouvoir prendre de nouveaux patients à inscrire les demandeurs sur une liste d'attente jusqu'à ce qu'une place se libère (suite à un décès ou à un déménagement).

Depuis Loire (42) · 7 octobre
Solution n° 4180Niveau : État

Je sais qu’il y a plusieurs communes rurales qui souhaitent avoir une maison médicale, et certaines en ont une mais manquent de praticiens.
En 1980 je pense que la durée des études de médecine était de 7 ans, elle est de 10 ans aujourd’hui.
Avec le développement de l’outil IA qui va servir de plus en plus, entre autres, la médecine, peut-être faudrait-il tout simplement revoir le cursus de ces études et y inclure deux ou trois années de pratique en milieu rural à la fin ?
Cette solution me paraît possible à long voire moyen terme.
Chaque commune n’a pas besoin d’un médecin généraliste. Il faudrait évaluer les besoins de la population et quadriller le territoire avec une maison médicale par regroupement de communes.

Depuis Côtes-d'Armor (22) · 12 octobre

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