Un ministère entièrement dédié au bien-être animal me semble excessif. Ne tombez pas dans le jeu des pseudo-défenseurs de la nature et des animaux, qui diabolisent les éleveurs ! Tous les élevages sont différents et ne confondez pas l’élevage intensif/industriel et l’élevage extensif.
Sachez que nous sommes à même de prendre soin de nos animaux, nous n’avons pas attendu que l’opinion publique s’empare du sujet pour s’en soucier. Et si mon seul avis est insuffisant, soyons pragmatiques : maltraiter ses animaux serait contre-productif et ce serait un non-sens pour un éleveur de mettre à mal sa source de travail, de revenu, déjà si fragile. Le sujet du bien-être animal tend à écarter une évidence simple : le rapport aux animaux dépend de la sensibilité de chaque individu. Ainsi certains éleveurs seront plus bruts que d’autres. La précarité du métier d’éleveur oblige également à optimiser ses animaux : par exemple, garder une vache non productive par affection représente un coût, sans produit final et c’est un luxe que certains ne peuvent se permettre. Enfin, un détachement est nécessaire, sans quoi comment pourrions-nous les envoyer à l’abattoir, pour vous nourrir ? La maltraitance animale est un sujet global, au-delà de l’agriculture, qui repose sur une faille d’éducation. Encore une fois.