La déferlante qui accompagne la venue de l'IA est très largement sous estimée : tous les secteurs - notamment de l'emploi et donc de la formation - seront impactés à court terme.
Cahier de doléances · Numérique
Problème n° 1604
8 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
L’IA est très puissante : on pourra en faire un outil utile, ou bien la laisser nous broyer. Aujourd’hui, aucune personnalité politique ne semble s’y intéresser sérieusement.
Il faut absolument donner rapidement un cadre à l’utilisation de l’IA, des limites.
Si on ne fait rien, tous les réacteurs nucléaires que nous construisons vont servir à alimenter des data centers, ce n’est pas possible !!
Si on ne fait rien, l’IA détruira effectivement beaucoup d’emplois.
Il faut que les données françaises « utiles » restent en France : OK. Mais il faut aussi fixer des limites sur les implantations en France.
Oui, un data center rapporte des taxes, mais il consomme beaucoup d’électricité (on doit économiser l’énergie), il consomme de l’eau (on en manque), il consomme des ressources (on en manque), il détruit des surfaces agricoles (on en manque). On ne peut pas laisser le marché décider seul.
Il faut faire un choix de société et décider quels métiers on veut préserver.
Il faut interdire dès à présent l’IA dans certains domaines. Les robots peuvent prendre en charge les métiers difficiles. L’IA peut être une aide précieuse, par exemple dans le domaine médical.
Effectivement, pour les formations, est-il souhaitable de s’adresser à un écran, plutôt qu’une personne : je ne pense pas. Nos dirigeants doivent prendre en main ce sujet et agir.
(Mais je n’ai pour l’instant aucun espoir…)
À très court terme :
Nommer un organisme pour définir les limites de l'IA dans le paysage industriel, civil, culturel et militaire français, pour réguler, autoriser et lancer de la prospective.
Mandater l'ANSSI (ou créer un organisme) pour accompagner les entreprises françaises dans l'évaluation du risque pour leur société face aux modèles d'IA les plus efficaces qui arrivent aujourd'hui, et proposer la mise en œuvre (pas uniquement la recommandation) de mesures de sécurité immédiates.
Repenser le prélèvement de l'impôt sur le revenu : la taxation sur le fruit du travail individuel vs la richesse produite par les machines et l'IA. Le fonctionnement actuel ne permettra pas de verser des pensions à de plus en plus de chômeurs qui auront vu leur emploi remplacé par une automatisation.
À moyen terme :
Développer un modèle d'IA européen (avec les poids lourds technologiques, ex. : Thales + SAP), voire français, pour ne pas reposer sur des algorithmes américains ou chinois. Leur logique n'est pas la nôtre, leurs valeurs non plus.
Développer des modèles de robots européens, voire français, pour proposer le combo Robot + IA.
Ne pas subir l'IA étrangère au XXIe siècle comme on a subi la tech américaine au XXe siècle.
Cotisations sociales sur le travail de la machine pour financer une compensation de perte de débouchés (revenu Bill Gates). En contrepartie, baisse des charges sur le travail humain dans les secteurs impactés.
De plus en plus de voix s’élèvent pour une taxation de l’IA. Mais le problème est complexe pour évaluer la part de l’IA dans les bénéfices des entreprises.
Pourquoi ne pas établir un ratio « chiffre d’affaires / nombre d’employés » pour évaluer les charges sociales à payer par l’entreprise ? La même chose pour les robots ou machines automatiques qui remplacent les humains.
Constat juste, et l’avertissement est nécessaire. L’intelligence artificielle ne transformera pas seulement quelques métiers techniques. Elle touchera les emplois de bureau, la comptabilité, le droit, la traduction, la relation client, la santé, l’enseignement, et bien d’autres. Le risque n’est pas seulement de perdre des emplois : c’est de laisser une partie des Français sans les compétences pour suivre, pendant que d’autres pays prennent une avance décisive. Il faut s’y préparer maintenant, pas quand les effets seront là. Voici quelques pistes de travail proposées.
Former nos propres experts. Les États-Unis, la Chine et l’Inde forment des centaines de milliers de spécialistes. La France a d’excellents chercheurs, mais voit trop souvent ses meilleurs talents partir à l’étranger. Piste proposée : créer une École nationale de l’intelligence artificielle, une formation d’excellence publique, en lien avec la recherche et l’industrie, pour garder nos talents et bâtir une véritable souveraineté technologique.
Ne pas dépendre des technologies des autres. Piste proposée : héberger les données de l’État et des services publics sur des infrastructures souveraines, avec des capacités de calcul françaises, pour que nos administrations et nos entreprises ne dépendent pas de plateformes soumises à des lois étrangères.
Former tout au long de la vie. Dans un monde qui change vite, on ne peut plus apprendre un métier une fois pour toutes. Pistes proposées :
renforcer les droits à la formation, en particulier pour les salariés en milieu et en fin de carrière, les plus exposés aux bouleversements ;
instaurer un bilan de mi-carrière pour anticiper les reconversions avant d’être pris de court.
Préparer les jeunes aux métiers de demain. Pistes proposées :
développer fortement l’alternance, pour apprendre des métiers en lien direct avec les entreprises et leurs évolutions ;
garantir à chaque jeune sans emploi ni formation une proposition concrète dans les quatre mois, y compris vers les nouvelles compétences numériques.
Fil conducteur : l’intelligence artificielle sera une chance pour le pays s’il forme ses talents, protège sa souveraineté et n’abandonne personne en chemin.
L’IA est indispensable car elle apporte des moyens d’une force inestimable dont tout le monde veut bénéficier. Mais si l’on considère que l’IA n’est rien d’autre qu’un acteur qui travaille, son travail doit être comptabilisé et contribuer à la masse salariale qui alimente les services sociaux, dont les caisses de retraite. On doit donc trouver un moyen de la taxer à un juste prix.
L’arrivée de l’IA est une révolution sociétale, comme d’autres sont arrivées auparavant. Elle deviendra partie prenante de nos vies, comme l’arrivée d’internet, des smartphones, deviendra la robotisation.
Il est nécessaire d’accompagner cette transition, au bon niveau de subsidiarité. Selon le secteur impacté, la réponse doit varier :
- défense / armement : sujet étatique
- santé : ordre des médecins
- métiers administratifs : accord de branche, dialogue IRP.
La souveraineté doit être traitée. Sur les secteurs stratégiques, la France doit assurer des modèles souverains. Elle doit se saisir de cette technologie.
Les IA sont en interéchange, réguler ou interdire n’est pas possible.
Aeon est déjà hors de contrôle d’OpenAI.
Claude découvre plus de failles numériques qu’un humain peut contrôler.
Il faut accompagner, mais les dosages ne doivent pas être idéologiques, mais expérimentaux au risque français classique de faire pire que mieux.
Proposer une solution à ce problème
Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
Partager cette page
Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.