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Cahier de doléances · Jeunesse

Problème n° 1600

La jeunesse doit être une priorité, au-delà de la seule question de l’éducation. Lorsqu’il n’existe aucun espace véritablement dédié à sa réalité, à son émancipation et à son épanouissement en dehors de l’école ; lorsque les espaces qui lui sont réservés sont essentiellement des lieux de consommation ou des équipements publics maigrement dotés ; lorsque, plus largement, on néglige et maltraite notre jeunesse, on ne peut décemment espérer que notre société se porte bien.

Les jeunes sont la France de demain. Pourtant, les moyens consacrés par l’État à la jeunesse restent dérisoires au regard des enjeux. À l’inverse, les politiques publiques consacrées à la santé et, plus largement, au vieillissement mobilisent des moyens considérables. Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la nécessité de prendre soin de nos aînés, mais de constater un déséquilibre : notre société semble accorder davantage de considération à ceux qui ont déjà construit la France qu’à ceux qui auront demain la responsabilité de la faire vivre et évoluer.

Si nous voulons réellement investir dans l’avenir, nous devons donc investir dans notre jeunesse. Cela signifie lui donner des espaces, des moyens, des possibilités d’engagement, de création, de rencontre et d’émancipation en dehors du cadre scolaire et marchand. Une société qui ne donne pas à sa jeunesse les moyens de trouver sa place, de se construire et de participer à la vie collective ne peut pas prétendre préparer sereinement son avenir.

Depuis Gard (30) · 6 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 1601Niveau : État

Construire des espaces structurés pour les jeunes, qui leur permettent de se projeter, de se rencontrer, de développer des projets et de s’émanciper, sans les réserver aux publics les plus fragiles.

Il faut sortir d’une approche exclusivement fondée sur la politique de la ville et penser davantage à l’échelle de l’ensemble des territoires et de leurs dynamiques sociales. Aujourd’hui, de nombreux centres sociaux sont associés à l’accompagnement des publics en difficulté. Ils finissent ainsi par être perçus comme des lieux « pour les cas sociaux ».

Mais qui a envie d’être associé à cela ?

Cette image constitue un frein à leur fréquentation par les jeunes, notamment issus des classes moyennes, qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans ces espaces et les désinvestissent. Pourtant, les besoins de la jeunesse ne se limitent pas aux situations de précarité.

La politique de financement de la CAF contribue à renforcer cette logique en concentrant une partie importante des moyens sur les territoires identifiés comme prioritaires ou fragiles. Il faudrait au contraire penser une véritable politique universelle de la jeunesse, qui permette à tous les jeunes, quels que soient leur milieu social et leur lieu de résidence, d’accéder à des espaces attractifs, ouverts et structurants. Parce qu’il n’y a qu’une jeunesse !

L’enjeu n’est pas seulement de réparer les fragilités sociales : il est aussi de créer les conditions permettant à toute une génération de se rencontrer, de se projeter et de construire son avenir.

Depuis Gard (30) · 6 octobre
Solution n° 3623Niveau : État

• Le constat : nos jeunes expriment une rupture nette avec le modèle de société actuel et une profonde inquiétude face aux urgences écologiques et sociales.
Il faudrait institutionnaliser l'écoute de cette génération afin de canaliser leur expression vers des réformes concrètes et progressives.

À l’échelon départemental : création de commissions locales pour recenser les besoins et les doléances spécifiques liés aux réalités du terrain.
À l’échelon régional : centralisation et harmonisation des travaux départementaux pour dégager les grandes priorités communes.
À l’échelon national : restitution directe aux ministères compétents sous forme de feuilles de route thématiques.
Ce sera donc une valeur ajoutée : une approche sur mesure qui respecte la diversité des territoires tout en portant un message collectif et cohérent au gouvernement.
Réponse impérative dans un délai de 60 jours. L'implication du ministère sera importante et démontrera de la transparence.

Depuis Calvados (14) · 10 octobre

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