Constat partagé. Avant de demander des efforts aux Français, l’État doit montrer l’exemple. Trop de structures se sont accumulées au fil des années sans que personne ne vérifie leur utilité. Certaines servent davantage à recaser qu’à servir. L’argent public doit aller d’abord aux missions essentielles : sécurité, justice, santé, éducation. Voici quelques pistes de travail proposées.
Faire le ménage dans les structures inutiles. Piste proposée : évaluer chaque agence, comité et instance consultative, puis supprimer ou fusionner ceux qui n’ont pas démontré leur utilité. Toute nouvelle structure devrait avoir une durée de vie limitée et être réévaluée avant d’être prolongée.
Encadrer strictement le recours aux cabinets de conseil. Piste proposée : plafonner l’enveloppe annuelle consacrée au conseil, n’y recourir que lorsque la compétence n’existe pas au sein de l’État, et exiger une obligation de résultat.
Moderniser le corps préfectoral. Pistes proposées :
remplacer les sous-préfets par des délégués territoriaux issus de la fonction publique, tout en maintenant intégralement les missions et la présence de l’État dans chaque arrondissement ;
supprimer les avantages de fonction qui n’ont plus de justification : partie résidentielle des logements, personnel de maison, régime de retraite spécifique ;
mettre fin aux nominations de complaisance en réservant les postes de préfet à des fonctionnaires ayant une réelle expérience du terrain, plutôt qu’à des personnalités recasées au gré des changements de majorité.
Réduire les moyens attachés aux fonctions. Pistes proposées : plafonner la taille des cabinets ministériels ; réduire le parc de véhicules de fonction ; limiter les logements de fonction aux cas de nécessité absolue ; soumettre les déplacements hors d’Europe à une autorisation motivée ;
évaluer systématiquement les dépenses de communication des ministères.
Les mêmes règles pour les élus. Pistes proposées :
supprimer le régime spécial de retraite des parlementaires ; mettre fin à la subvention de la restauration parlementaire ; revoir les avantages accordés à vie aux anciens présidents et Premiers ministres.
Mieux gérer le patrimoine et les achats de l’État. Pistes proposées : regrouper les administrations dans les bâtiments que l’État possède déjà, plutôt que de payer des loyers ; rendre obligatoire l’achat groupé de l’énergie pour toutes les administrations.
Ces économies ne suffiront pas à elles seules à redresser les comptes publics, et il serait malhonnête de le prétendre. Elles sont en revanche la condition pour pouvoir demander un effort au pays : l’exemplarité commence par le sommet.
Fil conducteur : chaque euro public doit servir les Français, pas entretenir des structures ou des privilèges hérités