La ZAN (zéro artificialisation nette) me fait peur.
Cette disposition apparemment pétrie de bonnes intentions risque, si elle est mal conduite, de mener à une densification accrue des milieux urbains, à l’heure où la métropolisation doit être questionnée quant à son impact écologique, économique, culturel. Ces grandes villes éloignent encore plus leurs habitants de ce qui n’est pas marchandisable ; elles les transforment en simples consommateurs ignorants de la nature et de ses limites.
Et ces terres sacralisées, à qui vont-elles être confiées ?
À une agriculture industrielle, puisque l’agriculture paysanne se meurt ?
Ne faut-il pas au contraire privilégier un habitat distribué, mais qui limite son empreinte écologique ?
Cahier de doléances · Environnement
Problème n° 155
4 solutions proposées
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En théorie la densification des milieux urbains devrait être favorable à un impact écologique plus faible : concentration, raccourcissement des trajets domicile/travail/courses/loisirs ... maillage important des transports en communs pouvant limiter (supprimer ?) l'emploie de la voiture ... après les grandes métropoles actuelles sont loin de cet idéal, bétonisation à outrance, peu d'espaces verts, surchauffe aux canicules ... il faudrait tout reprendre pour rendre les villes attractives ... beaucoup rêvent du petit coin tranquille dans la nature (moi le premier) mais cela implique une utilisation massive de la voiture et le phénomène de mitage ... bref comme souvent nos aspirations sont souvent en contradiction avec le bien commun ... je n'ai pas de solution.
Je suis favorable à la protection des terres, mais pas à une ZAN qui conduirait à entasser les habitants dans les villes ou à vider les campagnes.
Une solution serait d’appliquer la ZAN avec souplesse selon les territoires, en donnant d’abord la priorité à la réhabilitation des logements vacants, des friches et des bâtiments existants, tout en permettant une construction nouvelle, raisonnée et durable, dans les communes rurales qui en ont besoin.
Défendons un habitat à taille humaine, réparti sur les territoires, sans imposer la densification verticale. Construire moins, mieux et là où c’est nécessaire, tout en préservant réellement les terres agricoles, la nature et l’identité de nos villes et villages.
L’objectif ne devrait pas être « zéro construction », mais « zéro gaspillage de terres ».
Revoir les aspects les plus technocratiques des PLU et trouver les bons critères pour en déduire les bonnes contraintes.
Je pars du principe que le bien commun doit primer, notamment quand on s’interroge sur la place laissée à la nature.
Non seulement je suis pour la ZAN, mais il faudrait la renforcer. (Autour de Chartres, il y a toute une zone industrielle qui se développe ces dernières années. Je ne vois pas du tout la ZAN ici.)
Quels espaces laissons-nous à la nature pour se régénérer, et ce sans avoir une autoroute, ou bien des pesticides ?
Il n’y a plus d’insectes sur nos pare-brises. C’est bien plus inquiétant pour moi que la ZAN.
Donc ma solution serait plutôt de faire un gros travail d’aménagement des villes pour les rendre plus vivables (revégétaliser par exemple).
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