Développement de l'économie parallèle fondée sur le trafic de stupéfiants : aucun territoire n'est épargné. Le trafic se fait au grand jour dans des lieux très fréquentés, notamment au centre de Toulouse. C'est visible à l'œil nu tous les jours et personne ne fait rien : mais pourquoi donc ?
Cahier de doléances · Économie
Problème n° 1445
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Le trafic de stupéfiants à grande échelle n'est possible que s'il existe des complicités, et ces complicités se situent forcément à haut niveau. Il faut se focaliser sur les complicités au sein des institutions plutôt qu'au niveau des petits dealers.
Ce problème est délétère sur les plans économique, social et sanitaire.
Comme pour toute « activité marchande », il y a des consommateurs et des approvisionneurs. Pour supprimer cette activité, il faut agir sur ces deux leviers.
Du côté de l’approvisionnement, il faut à la fois empêcher les « importations » et la « production » sur le territoire national. Pour le premier volet, il faut donner aux services douaniers les moyens de faire leur métier. Pour le second, je ne suis pas sûr que le climat français soit très propice à la culture en grande quantité de ce genre de plante. La production locale doit donc être négligeable, du moins en France métropolitaine.
Du côté des consommateurs, le sujet est épineux. La consommation de stupéfiants est illégale en France, mais le nombre de personnes à sanctionner doit être très conséquent, pour ne pas dire insurmontable pour l’appareil judiciaire. D’autant qu’il faut tenir compte des problèmes de dépendance : il ne faut pas sanctionner les personnes victimes d’une addiction, mais les aider à en sortir. La prévention dès le plus jeune âge est peut-être notre meilleure arme.
Un autre point concerne la « main-d’œuvre ». Le taux de chômage des moins de 25 ans est proche de 20 % (Insee). L’absence de perspectives professionnelles doit indubitablement jouer un rôle, surtout dans les quartiers où l’économie informelle devient la norme.
Et pour répondre à la question : « C’est visible à l’œil nu tous les jours et personne ne fait rien : mais pourquoi donc ? »
La réponse la plus évidente est le cynisme, car il coûterait excessivement cher de contrôler efficacement les biens importés sur le territoire français. Les douaniers auraient besoin d’un budget colossal pour y parvenir. L’espace Schengen est un espace de libre circulation des biens et des marchandises, et une partie de nos importations ne passe même pas par nos propres ports. De plus, certains membres de cet espace ont légalisé ces mêmes produits.
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