Difficulté à se faire soigner. Il faut un mois d’attente pour un rdv chez mon médecin traitant. Certains laboratoires et médecins appliquent des dépassements d’honoraires non remboursés trop importants. Il faut se recommander d’un ami pour obtenir un rdv chez un dentiste.etc….que ce soit en ville ou à la campagne
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 1348
3 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Créer des dispensaires où on a accès aux consultations et aux examens de base. Cela permettrait de décongestionner les urgences et de limiter les attentes des patients en urgence véritable. Recréer les gardes supprimées par Sarkozy. Ouvrir des places en médecine avec des contrats d’engagement public contre une rémunération des études.
Continuer à ouvrir le numerus closus
Premièrement :
Il faut tempérer la solution simpliste de l'obligation d'installation des médecins. Le financement public des études n’est pas, à lui seul, décisif : les études des enseignants, ingénieurs, juristes ou chercheurs sont également financées sans qu’on leur impose un territoire d’exercice. Surtout, on ne répartit pas une ressource qui manque partout! Un médecin isolé ne suffit pas. Sans secrétariat, infirmiers, pharmacie, imagerie, spécialistes et plateau technique, l’installation peut être intenable. Enfin, la France entière est en manque de médecins. "Déshabiller Pierre pour habiller Paul" ne sera jamais une solution tenable.
Ce que je propose:
Premièrement, connecter soignants installés et remplaçants pour faciliter leur mise en relation et favoriser la reprise des cabinets lors des départs à la retraite.
Deuxièmement, promouvoir la collaboration libérale entre généralistes. Le partage du lieu d’exercice permet au nouvel arrivant de limiter son engagement financier, sans achat de patientèle ni prise de participation dans une société médicale, tout en testant sa compatibilité avec l’équipe avant de s’installer.
Troisièmement, déléguer pour mieux soigner, en développant le recours aux assistants médicaux, aux infirmiers et aux autres professionnels compétents.
Quatrièmement, éduquer les patients au bon recours aux soins, dès l’école et avec l’Éducation nationale : gestes simples, automédication responsable et situations nécessitant réellement une consultation.
Cinquièmement, responsabiliser chacun face aux rendez-vous non honorés. 5% des consultations ne sont pas honorées, soit 27 millions par an! Réinstaurer une « taxe lapin » réellement applicable et suffisamment dissuasive.
Sixièmement, provoquer la rencontre avec le terrain et les territoires, en intégrant dans les études médicales des stages permettant de découvrir concrètement l’exercice en zone rurale ou sous-dotée.
Septièmement, redynamiser les territoires sous-dotés. Les déserts médicaux sont souvent des déserts tout court : l’installation durable des médecins suppose aussi des écoles, des commerces, des services publics et des emplois pour les conjoints.
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