Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Culture

Problème n° 131

Les enfants et ados d’aujourd’hui ont un vocabulaire tellement restreint et une culture générale tellement pauvre que cela en est affligeant pour qui aime la langue et la culture françaises.
J’ai l’impression que nos enseignants ont honte (peur ?) d’être exigeants, d’enseigner la culture française et de promouvoir la langue, l’histoire, etc.

Depuis Paris (75) · 4 octobre

14 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 132Préférée des inscritsNiveau : État

L’école, et notamment le primaire, doit se recentrer sur les apprentissages fondamentaux, sur une exigence bienveillante et sur la transmission de la culture de France. L’Éducation nationale doit défendre ses professeurs envers et contre toutes les manifestations d’hostilité communautaristes obscurantistes, de façon à libérer leur parole et à leur rendre la fierté de leur métier.

Depuis Paris (75) · 4 octobre
Solution n° 2574Niveau : État

Les enseignants adoreraient pouvoir être exigeants, mais ils n’en ont malheureusement pas la possibilité. Quel que soit leur niveau scolaire, les élèves passent dans la classe supérieure. On se retrouve donc avec des jeunes qui n’ont pas le niveau. Si une classe se retrouve avec une moyenne générale honnête (largement en dessous des 10/20), on nous demande d’être moins sévères, car cela nuit à la réputation de l’établissement. Les gens partent dans le privé, où ils ont beaucoup moins de scrupules à surnoter. Idem pour les pourcentages de réussite au bac, qui sont affichés comme gage d’excellence.

De plus, la première solution avancée à chaque réforme, quel que soit le gouvernement, est : « On va former les profs », comme si c’étaient eux le problème. Tant que les problèmes centraux ne seront pas mis en lumière (retour au redoublement, fin des taux de réussite, gestion très ferme des parents et des incivilités des élèves…), on ne pourra pas avancer. Tout ramener à la formation des profs est aussi une marque de non-prise en compte de nos compétences. Il faut également savoir qu’un professeur en formation, donc au travail, est comptabilisé dans la liste des profs absents. Ces problèmes ne sont jamais abordés.

Depuis Haute-Loire (43) · 7 octobre
Solution n° 3189Niveau : État

Je suis convaincu que ce vocabulaire restreint est intimement lié à ce manque de culture générale.
Il est important d'utiliser les vecteurs de culture existants.
Remettre la lecture au centre de l'enseignement, donner une liste de livres à lire selon les niveaux scolaires afin de créer un terreau de culture générale. Il existe un dispositif scolaire cinématographique trop peu utilisé. Les arts, de manière générale, doivent être un appui à l'enseignement.
Cette ouverture permettra une hausse de la culture générale et, dans le même temps, une extension du vocabulaire.

Depuis Val-de-Marne (94) · 8 octobre
Solution n° 2560Niveau : État

Proposer des applications gratuites sous forme de jeux pour améliorer le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire.

Depuis Vienne (86) · 7 octobre
Solution n° 2561Niveau : commune

Promouvoir l'accès aux bibliothèques.
Délivrance automatique d'une carte de bibliothèque à partir du collège.

Depuis Vienne (86) · 7 octobre
Solution n° 3596Niveau : État

Il faut revoir les méthodes d'enseignement qui ne sont pas attrayantes pour la jeunesse habituée à utiliser des supports numériques. Les jeunes ne comprennent pas l'intérêt d'étudier la littérature, les mathématiques… car ils ne voient pas à quoi cela va leur servir plus tard. Le fossé s'est encore creusé avec l'arrivée de l'intelligence artificielle. Il faut leur apprendre à utiliser ces nouvelles technologies pour qu'ils puissent être compétitifs dans le futur. Ils y trouveront le moyen d'apprendre ce qui leur est nécessaire dans leur parcours personnel.

Depuis Jura (39) · 9 octobre
Solution n° 3784Niveau : État

En Grèce l’entrée au musée est gratuite jusqu’à 18 ans. Nous devrions faire la même chose pour tous les mineurs de nationalité française (pour le coût) car cet accès est souvent onéreux pour beaucoup de familles et cette mesure peut inciter des familles à se cultiver. Pour les musées, l’entrée des parents suffit.

Depuis Alpes-de-Haute-Provence (04) · 10 octobre
Solution n° 3785Niveau : État

Redonner de l’importance à la lecture dès le primaire avec un temps dédié, et ce, jusqu’en terminale. Proposer des concours d’éloquence dès le collège. Diminuer le nombre d’élèves par classe

Depuis Alpes-de-Haute-Provence (04) · 10 octobre
Solution n° 5204Niveau : État

Pourtant la France est orgueilleuse d’une Académie française. Peut-être est-il temps de la bousculer. Les contraindre à construire un grand plan de sauvetage de la langue française :

- Méditer à des collaborations avec l’Éducation nationale afin de valoriser la richesse de notre langue, par le biais de concours de poésie ou d’écriture, qu’on pourrait même superviser sur un média. (Plein d’autres projets mettant en jeu l’orthographe et la créativité sont à innover.)

- Les associer à des artistes / influenceurs qui séduisent les jeunes, pour des projets sur court terme ou sur le long terme qui suscitent l’intérêt de la langue auprès de la population.

Autre :

- Responsabiliser les influenceurs, youtubeurs, streameurs sur la question du vocabulaire. Les enrichir pour qu’ils enrichissent les jeunes. (Par exemple, le CNC donne une subvention pour les streameurs. On pourrait déclarer que cette subvention impose une richesse lexicale.)

Depuis Hérault (34) · 14 octobre
Solution n° 6036Niveau : État

Il me semble que développer le théâtre comme une activité indissociable du français doit faire partie de tout projet pédagogique, quelles que soient les méthodes du professeur. Pas de grands spectacles, mais de petites saynètes d’une ou deux pages, avec des auteurs de Molière à Camus en passant par du Musset ou des sketchs de Devos. Tout pour s’approprier la langue, le vocabulaire et développer la capacité de s’exprimer oralement. Une façon de redonner
la parole avec exigence et éclectisme.

Depuis Loire (42) · 16 octobre
Solution n° 6163Niveau : État

Le gouvernement qui a pu montrer par des études de neurosciences les effets nocifs des écrans sur le développement de l’enfant pourrait aussi insister sur la lecture dès le plus jeune âge.
Les médiathèques doivent être plus connues du grand public.
Les grands classiques doivent continuer à être étudiés dans le système scolaire.

Depuis Haut-Rhin (68) · 17 octobre
Solution n° 7154Niveau : État

Bonjour à tous et toutes,
Je viens de m’engager dans le Comité du Val-d’Oise et me situe sur la 7e circonscription. Je dirige un espace culturel, particulièrement compétent dans le domaine de la danse et suis également membre du comité directeur national de la FFDanse.
J’ai 40 ans d’expérience auprès des publics. Et j’ai un point de vue très clair sur les missions de l’école. L’école doit instruire et apprendre le savoir-vivre ensemble (chaque jour, il devrait s’agir d’apporter un temps destiné à l’instruction civique dès l’école primaire).
Par contre, je regrette que tout se recentre systématiquement sur l’école lorsqu’il s’agit d’éducation. Un enfant en échec scolaire aura tout autant de difficultés à émerger dès lors qu’on lui propose des activités comme le théâtre, la danse ou la musique ou même le sport dans le cadre scolaire. De plus, à force de vouloir donner toutes les missions éducatives à l’école (alors qu’il y a un manque certain de compétences dans les matières susnommées), ceci enlève, depuis des années, la possibilité aux parents de faire des choix pour leurs enfants. L’école s’en occupe et pas toujours bien. Alors au bout du compte, on espère tout de l’école tout en sachant pertinemment que toutes les solutions ne s’y trouvent pas.
Un enfant qui se passionne en dehors des bancs de l’école ne devient pas un enfant qui « casse ». Il faut recentrer l’apprentissage des savoirs, à l’école, d’une part et permettre aux familles de reprendre la main sur ce qu’elles souhaitent pour leurs enfants. Leur donner les moyens de s’ouvrir au monde à travers des activités extrascolaires qui puissent les occuper, les amuser, les passionner. Ces activités créent du lien et ont très souvent des valeurs qui manquent à notre société. L’argent public injecté à tort et à travers dans les activités en temps scolaire devrait être directement alloué aux familles les plus précaires pour permettre à leurs enfants d’accéder et parfois même briller en dehors de l’école. On en demande trop aux enseignants qui n’ont pas toutes les compétences alors qu’à côté il y a un énorme tissu associatif local, qui tient les quartiers, pour peu que les enfants puissent y avoir accès. Je ne parle pas des centres sociaux mais bien des écoles de danse et de musique, d’art dramatique, et activités sportives coûteuses. Ce sont des lieux d’apprentissage, qui contribuent activement à l’éducation, des lieux qui n’associent pas réussite et gain d’argent mais mérite et plaisir d’être.
La gauche en France a toujours souhaité encourager ces pratiques. Seulement, je lui reproche de systématiquement souhaiter les associer à l’école, dans de mauvaises conditions. J’ai des idées. Je suis à votre disposition pour en parler.

Depuis Paris (75) · 20 octobre
Solution n° 7888Niveau : État

Nous devons réapprendre l’histoire de la France mais sans omettre ce que la France a aussi fait de mal, afin de permettre l’esprit critique mais aussi de tirer les leçons du passé. Par exemple certaines personnes n’arrêtent pas de pester contre les « étrangers » mais… qui a été les chercher et qui a été bousculer leur mode de vie dans leur pays ? Ne pas apprendre cette histoire c’est laisser la place à d’autres de raconter ce qu’ils veulent et mettre de la haine dans le cœur de ceux qui ne la connaissent pas. Que ce soit du côté de ceux qui n’ont jamais quitté le territoire comme du côté de ceux qui sont d’origine immigrée. Il faut réapprendre que la France est un pays multipeuple et prendre en exemple l’île de la Réunion qui sait très bien vivre avec X religions et couleurs de peau

Depuis Aveyron (12) · 25 octobre
Solution n° 7893Niveau : État

Remettre de l’exigence à l’école est une très bonne chose, les enfants d’aujourd’hui ne savent plus faire d’effort : ils font des taches sur leur cahier… ce n’est pas grave. Ils n’écrivent pas sur la ligne, ce n’est pas grave !

AVS il y a déjà 10 ans, j’ai vu par moi-même des élèves de CE2 être incapables d’écrire proprement leur nom et prénom dans la marge, écrire avec des lettres de taille normale et écrire sur la ligne. Un vrai désastre ! Et ce n’était pas l’élève que j’accompagnais.

Et pour remettre de l’exigence il faut aussi remettre du respect. Pour moi le respect commence déjà par la façon dont on s’adresse aux enseignants. Cette façon qu’on a de les appeler par leur prénom… certains élèves tutoient déjà en primaire leur enseignant !
Le vous est la garantie d’un respect et d’une distance que nous devons remettre. Et un enseignant doit se faire appeler par son nom et non par son prénom. Certains pensent que ça peut choquer les tout-petits voire les traumatiser… Avons-nous été choqués que notre maîtresse s’appelle madame Machin… plutôt que maîtresse Lucille ou autre ? À quel moment alors commence-t-on à appeler une personne qui n’est pas proche par M. ou Madame ? Eh bien nous ne le faisons plus, et on se retrouve à tutoyer ou se faire tutoyer à tous les échelons de la société. Et cela pose un vrai problème de savoir-vivre et d’estime de soi. Car savoir bien se tenir c’est déjà savoir qu’on est bien éduqué et non pas un petit sauvageon et alors on sait que l’on peut trouver une place dans la société. Et se faire respecter aussi quand on arrive dans le monde du travail et qu’on attend que notre patron nous vouvoie et non nous dise tu.
Je pense aussi qu’une phrase de morale par jour à l’école ne ferait pas de mal (l’idée n’est pas de faire de la doctrine, mais de réapprendre les règles de base qui n’ont plus été transmises depuis mai 68, par exemple si je suis plus jeune c’est moi qui descends du trottoir ou qui laisse ma place, quand je rentre je dis « bonjour madame ou monsieur » et pas juste bonjour, bref…).

Depuis Aveyron (12) · 25 octobre

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