Après une hospitalisation d'un mois en hôpital psychiatrique pour une bouffée délirante aiguë, ma fille est sortie de l'hôpital avec un traitement qui devait être contrôlé chaque jour par une infirmière. Nous n'avons pas trouvé d'infirmière ou d'infirmier. Le psychiatre devait la voir une fois par mois. N'ayant pas le temps, il fait une consultation téléphonique. La dernière a eu lieu en août, la prochaine est prévue fin novembre. Pas de suivi par un psychothérapeute comme prévu. Pas de disponibilité. Les conséquences de cet épisode psychotique sont importantes et on sait que le traitement médicamenteux ne suffit pas.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 1277
3 solutions proposées
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On est dans le problème crucial du manque de psychiatres, de psychothérapeutes et de médecins en général.
Solution : intégrer les jeunes médecins après leur diplôme, pendant trois ans ou plus, là où il y a un manque crucial.
Proposer des postes de médecins en Creuse en les logeant pendant un laps de temps. Il y a des maisons libres qui appartiennent quelquefois aux maires. La contribution doit venir du gouvernement pour inciter les médecins, et des maires pour donner un coup de pouce : le logement.
Le problème majeur de la prise en charge des patients sortant de psychiatrie est la valorisation de la prise en charge et le temps consacré. Le témoignage montre une absence de coordination mais également un refus de prise en charge. Pourquoi ? Manque de professionnels ? Sélection de patients ayant une valorisation financière plus importante ?
En tous cas ce n’est pas en obligeant que l’on améliore la prise charge mais en identifiant les professionnels pouvant apporter une aide et une réponse pérenne.
Les psychologues peuvent jouer ce rôle de médiateur de santé et d’écoute active.
Quant à la présence de l’infirmière, celle-ci se cantonne qu’à l’observance de la délivrance dans un contexte de non-adhérence aux traitements. À ce jour la famille ne peut-elle pas être un relais ? À moins que celle-ci ne fasse partie du mal-être du patient et une autre prise en charge doit être évoquée et réfléchie.
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