L’art est devenu invisible dans l’espace public, alors que je pense qu’il est indispensable pour créer de la beauté et des émotions. Remettons de l’art partout ! Il y a de nombreux jeunes artistes (et moins jeunes aussi) qui voient le marché de l’art complètement verrouillé par une poignée d’artistes internationaux « banquables », soutenus par des milliardaires soucieux uniquement de la cote de leurs poulains. La FIAC participe à ce système et c’est une honte, d’ailleurs.
Il est devenu quasi impossible pour un jeune artiste d’exposer ses œuvres de façon visible, gratuitement.
Cahier de doléances · Culture
Problème n° 107
4 solutions proposées
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Le ministère actuel de la Culture est un entre-soi qui ne promeut absolument pas l’Art dans la société. Il faudrait qu’il y ait un artiste au sein de chaque ministère ou de chaque structure de l’État et des collectivités territoriales, dont la mission serait de promouvoir les artistes français dans l’espace public et à l’international.
À cela s’ajoute aussi la position de ceux qui achètent les œuvres. Elles ne sont juste qu’un placement, d’où une forme de spéculation à l’aveugle, se basant principalement sur la notoriété. Comment favoriser la sensibilisation et l’accès aux œuvres d’art pour le plus grand nombre ? L’acquisition n’est pas forcément souhaitable, à moins d’une exposition publique via les musées, les collectivités ou des formules de prêts/locations tournantes aux particuliers, entreprises et collectivités, et d’un engagement fort, financier et institutionnel.
La France est riche d’un patrimoine historique (château, place, etc.) qui pourrait aisément accueillir les œuvres de nos jeunes artistes (ou artisans). Je pense par exemple au château de Chambord. Château magnifique, mais au-delà de son architecture, il est vide. Quelques œuvres d’art dans sa cour, dans son parc ou dans certaines salles vides l’embelliraient.
Outre, cette solution ne doit pas devenir le nouveau financement de ces artistes « bancables », ni la vitrine de pseudo-artistes qui dépitent les citoyens de l’art moderne. (On va pas exposer des croûtes à Chambord !) On pourrait même faire valoir ces expositions auprès d’architectes en quête de jeunes collaborateurs.
- Ces espaces du patrimoine seraient réservés à de jeunes artistes ou artisans désireux de montrer leur savoir-faire et leur art.
- Les jeunes exposants seraient choisis par un comité de gens du peuple, afin d’éviter les fous des beaux-arts qui cautionnent… « l’art » (comme dirait Yasmina Reza).
Chaque commune devrait activer un mode « exposition/vente » pour tous afin de faire connaître très régulièrement les artistes du « cru », locaux.
* Multiplier les concours divers, peintures comme impro, sculpture, performances/actions, land-art… Les arts sont multiples et bénéfiques.
* La visite aussi impromptue/organisée, chaque mois d’un-e artiste dans les écoles/collèges/lycées et EHPAD - expos en mairie : de fait les collectivités doivent réussir à « faire sortir » les artistes en les valorisant, les mettant en avant et promouvant l’usage de la créativité, notamment auprès des jeunes mais de tout âge aussi afin de multiplier les bénévolats/volontaires à rénover les établissements comme les bâtiments, les habitations, par déjà des couleurs mais aussi le graphisme et cela sous la houlette d’artistes payés pour aider/participer à tout cela :
** En vrai un-e artiste ça coûte pas cher mais ça donne une valeur à l’environnement énorme !
* La culture (et pas que celle des graffeurs ;) doit être mise en avant sur tous ses pôles : danse, musique, spectacle, théâtre, gym, dessin, peinture, … Démultiplier les potentiels qui sont à portée de main et de crédit !
** Et cela contribue aussi au vivre-ensemble et au « pot commun », au bien commun qui est rarement compris : trop de pseudo-services que devraient proposer les mairies, on rigole ! De l’administratif, de la taxe et des poubelles, des règlements et des sanctions : la vie d’une commune ne devrait pas n’être que ces « pénitences » citoyennes !
* La fête, les choses en commun, les fanfares, la joie, la danse ensemble, la colorisation du monde !
* Sont les forces vives de l’envie de faire et d’encourager et d’apprendre, efforts et organisations, ouvrir les lieux, les utiliser, participer avec joie et efforts en commun.
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