Il faudrait favoriser le ferroutage pour les poids lourds en transit international qui traversent la France sans s’y arrêter, notamment sur les grands axes où une offre ferroviaire adaptée existe.
L’objectif serait avant tout d’alléger le trafic routier sur nos grands axes, de limiter les embouteillages et l’usure de nos infrastructures, tout en réduisant la pollution. Ces camions utilisent nos autoroutes et contribuent à leur dégradation, sans nécessairement générer de retombées économiques importantes en France.
Plutôt qu’une obligation absolue, on pourrait mettre en place une incitation forte, voire une obligation ciblée lorsque le ferroutage est réellement disponible et adapté, avec des exceptions lorsque les capacités ou les contraintes techniques ne permettent pas le recours au train.
On pourrait également s’appuyer sur les corridors ferroviaires européens existants pour développer des liaisons de ferroutage efficaces entre les grands pôles économiques européens. Les camions parcourraient ainsi la majeure partie de leur trajet en train, avant de reprendre la route pour rejoindre leur destination finale.
Enfin, il serait logique que les transporteurs contribuent plus justement aux coûts d’utilisation et d’entretien de nos infrastructures, tout en bénéficiant d’une tarification avantageuse lorsqu’ils choisissent le ferroutage.
Le principe est simple : désengorger nos routes, préserver les infrastructures financées par la collectivité et réduire les nuisances du transport routier, sans pénaliser les transports pour lesquels le train n’est pas une solution réaliste.