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Cahier de doléances · Santé

Problème n° 105

Engorgement des services d'urgences, lié au traitement de trop de bobologie, au manque de moyens humains (radiologues, chirurgiens...) et techniques (lits, radiologie). Gros problème d'organisation. Manque de médecins en milieu rural.

Depuis Haute-Marne (52) · 4 octobre

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Solution n° 2537Préférée des inscritsNiveau : État

Les urgences doivent redevenir les urgences. Et elles ne sont pas engorgées. Nous les engorgeons.

Une partie des passages à l’hôpital concerne des situations qui pourraient être prises en charge ailleurs : infection banale, douleur chronique, ordonnance oubliée, besoin d’être rassuré ou demande administrative. Pendant ce temps, les équipes prennent aussi en charge infarctus, AVC, septicémies, traumatismes graves et détresses vitales. Chaque passage non urgent consomme du temps et des professionnels qui ne sont plus disponibles pour ce qui ne peut pas attendre.

Il ne faut pourtant jamais décourager quelqu’un qui craint réellement une urgence. Chacun doit pouvoir obtenir rapidement un avis médical fiable. Nous pourrions créer un service national d’avis immédiat, avec une première évaluation numérique lorsque c’est pertinent, puis un infirmier et, si nécessaire, un médecin. Une question simple : faut-il aller aux urgences, consulter rapidement ailleurs ou peut-on attendre ?

Devant les grands hôpitaux, une véritable porte d’entrée médicale compléterait ce dispositif. Un médecin orienteur évaluerait les patients avant leur entrée dans le circuit complet. Trois voies seraient possibles : urgences hospitalières, soins non programmés sur place ou réorientation vers la médecine de ville.

Mais réorienter n’a de sens que si une solution existe. Une plateforme territoriale réserverait chaque jour des créneaux de soins non programmés chez les médecins participants et permettrait d’y adresser directement le patient selon le degré d’urgence. Leur rémunération reconnaîtrait cette disponibilité, avec une part fixe et une part liée à l’efficacité du dispositif, plutôt qu’au seul volume d’actes.

Les urgences devraient aussi être débarrassées de ce qui n’est pas du soin urgent. Elles n’ont pas vocation à produire des certificats administratifs, des arrêts de travail ou des bons de transport lorsque ces droits peuvent être décidés ailleurs. Le patient repartirait avec son diagnostic ; une plateforme de l’Assurance maladie ou un service dédié transformerait ensuite l’information médicale en droit administratif lorsqu’il est justifié.

Même logique pour le transport : sauf situation médicale objectivement définie, le patient repartirait par les moyens avec lesquels il est venu. Le médecin urgentiste n’aurait plus à arbitrer le financement du retour.

Enfin, cette réforme devrait être conçue par ceux qui connaissent réellement l’urgence : responsables de services, médecins, infirmiers, SAMU et acteurs de ville. Ils devraient pouvoir repenser l’organisation à partir d’une feuille blanche, sans partir d’abord des contraintes administratives ou budgétaires actuelles.

Les urgences doivent rester ouvertes à celui qui ne sait pas s’il est en danger. Mais une fois l’avis médical obtenu, tout ce qui n’est pas urgent doit pouvoir sortir rapidement du circuit hospitalier.

L’hôpital soigne les urgences. Le système de santé rassure, oriente et accompagne le reste.

Depuis Paris (75) · 7 octobre
Solution n° 106Niveau : État

Urgences : mise en place de 3 circuits (2 existants) : urgences absolues, relatives (traumatiques), bobologie. Augmentation des professionnels de santé, des capacités d'accueil.

Médecins en milieu rural : augmentation du numerus clausus, des avantages fiscaux (à augmenter ++ en fonction de la ruralité ++) liés à l'installation en maison de santé.

Depuis Haute-Marne (52) · 4 octobre
Solution n° 357Niveau : État

Il serait également envisageable de subordonner le remboursement à la justification du caractère urgent de la prise en charge. Faute de quoi, celle-ci ne serait pas remboursée, ou ne le serait que partiellement.

Depuis Var (83) · 4 octobre

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